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Mon journal intime, mes envies, mes goûts, mes humeurs du moment, mes aventures de jeune maman, mon odyssée amoureuse, bref moi quoi !

07 avril 2009

Le maternage - L'allaitement

L'allaitement est à part entière. Il peut se mouler dans les concepts du maternage, comme il peut être pratiqué sans aucune envie de maternage. Mais bien souvent, lorsqu'on décide d'allaiter, on met déjà un pied dans les préceptes du maternage.

L'allaitement est, après la grossesse, la meilleure preuve que nous sommes faites pour concevoir, "fabriquer" un petit être. Durant toute la grossesse, notre corps se prépare tout doucement à ce qui suivra tout naturellement l'accouchement, à savoir nourrir notre enfant. Cet acte est un des plus naturels au monde et est ce qui fait fondamentalement de nous des mammifères.

L'allaitement a connu des hauts et des bas, beaucoup de bas il n'y a pas si longtemps de cela, et reprend la courbe vers le haut maintenant. L'OMS elle-même préconise l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois. Le lait infantile permet de pallier à l'allaitement mais indéniablement, il ne peut remplacer tout ce que le lait maternel produit. Il faut le savoir lorsque l'on choisit de ne pas allaiter. Il ne faut pas culpabiliser les mères non-allaitantes, mais elles doivent choisir en connaissance de cause.

Avant toute chose, ayez à l'esprit que la première chose bénéfique à votre allaitement est votre confiance en vous. Vous êtes capables d'allaiter (sauf contre-indications médicales, très rares), votre corps est fait pour allaiter. Si vous faillez à votre confiance en vous, forcément votre corps réagira en fonction. Si vous vous persuadez que vous n'avez plus assez de lait, votre corps finira par en produire moins ! Il est donc important de bien vous entourer, de bien établir vos choix et positions à votre entourage afin de ne pas recevoir de mauvais conseils ou de réflexions négatives sur votre allaitement. Même certains professionnels de la santé se disent pour l'allaitement mais à la moindre faille, vous proposeront un complément...

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Les bien-faits de l'allaitement :

  • Le lait maternel est adapté à votre bébé et à ses besoins. Il changera tout au long de l'allaitement pour toujours s'adapter aux poussées de croissance, aux besoins nutritionnels, etc. Il change même lors d'une seule tétée ! Clair et sucré en début, épais et riche en graisse à la fin.

  • Les anticorps : en allaitant votre bébé, vous lui passez tous vos anticorps, vous le protégez d'autant plus ainsi. Rien que le colostrum (premier lait après accouchement, très épais, jaune, en toute petite quantité) regorge d'anticorps et autre. Souvent aux mamans non-allaitantes, je leur propose d'arrêter après le colostrum, afin de donner quand même un excellent départ dans la vie du petit amour.

  • Le lait maternel ne favorise pas l'excès de poids. Bébé régule lui-même ses tétées, donc ne prend que ce qu'il a besoin.

  • La facilité est aussi un bien-fait ! Toujours là, à portée de main (ou de téton), toujours à la bonne température. Pas de préparation, de chauffe-bibi, pas de déplacement pendant la nuit (souvent allaitement et cododo font la paire, ou bébé est dans son lit proche de maman). Et surtout, c'est gratuit ! Je prends mon exemple actuel. Une boîte de lait me coûte 17 € . On en achète une par semaine. 17 € X 52 semaines = 884 € d'épargne !

  • Le lien : indéniablement un lien physique continue avec l'allaitement. Ce lien, bien sûr existe aussi avec les bébés biberonnés, mais toutes les mères allaitantes pourront témoigner de ce lien affectif, physique entre elles et bébé. Allaiter provoque aussi la libération d'endorphines, hormones du plaisir. Une mère qui allaite ressentira vite des effets de bien-être intérieur. Le climat hormonal autour de l'allaitement protège souvent des dépressions post-partums.

Les problèmes autour de l'allaitement et bien sûr leurs solutions :

  • L'engorgement : L’engorgement est la congestion des vaisseaux mammaires entraînant un œdème du sein. En gros votre sein est gonflé et très sensible. Cela arrive au 3e jour à peu près après la naissance pour signifier la montée de lait, et cela peut survenir couramment lorsque l'on saute une tétée, ou lorsqu'on a trop de lait. La façon la plus simple de calmer un engorgement est de masser son sein pour faire extraire un peu de lait. Un jet de douche bien chaud peut également soulager le sein. Le meilleur est d'adapter l'allaitement à la demande et d'éviter de sauter les tétées de nuit (sauf si bébé dort toute la nuit) !

  • La lymphangite/ la mastite : il s'agit d'un canal obstrué ou d'une infection du sein. Cela s'accompagne d'une montée de fièvre, de maux de tête, parfois de nausées. Contrairement aux idées reçues, il ne faut pas arrêter d'allaiter, votre lait ne sera pas mauvais pour autant ! Continuez plutôt à proposer ce sein mais pour éviter la douleur, proposez d'abord le sein non infecté jusqu'au réflexe d'injection, puis changez, ainsi bébé tètera moins fort et votre lait coulera déjà de lui-même.

  • Les crevasses : Ce sont des petites lésions sur le mamelon, qui peuvent aller jusqu'à saigner. La première cause des crevasses est souvent une mauvaise position du bébé. Vérifiez aussi la langue du petit, parfois une petite anomalie (frein de la langue trop avancé) peut engendrer une mauvaise succion donc des crevasses. Vérifiez toujours que le bébé a bien le mamelon complet en bouche ou presque, s'il ne tète que le bout, vous risquez aussi les crevasses. En prévention des crevasses, pensez toujours après chaque tétée, à faire couler encore un peu de lait que vous appliquez sur le mamelon. Pendant une crevasse, après la tétée, vous pouvez appliquer un peu de votre lait sur un coton que vous appliquez 15 minutes et puis vous laissez sécher. Il ne faut pas que le mamelon reste sec, vous pouvez aussi employer de l'huile d'amande douce ou des crèmes adaptées.

  • Le "manque de lait" : il arrive à certaines périodes que bébé réclame tout à coup beaucoup plus de tétées qu'avant. Ne vous inquiétez pas outre mesure, il passe simplement par ce qu'on appelle une phase de croissance. Elles surviennent généralement aux alentours de 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 et 6 mois (fonction aussi des bébés). Le fait de réclamer plus est bénéfique, cela permet à votre corps de savoir que bébé demande plus dans ses tétées et ainsi de modifier le lait pour correspondre à ses besoins. Souvent les mamans flanchent à ces périodes là, persuadées (bien souvent aussi par l'entourage) qu'elles n'ont plus de lait ou qu'il n'est plus nourrissant. C'est l'affaire de quelques jours et tout rentre ensuite à la normale, votre lait sera à nouveau abondant et correspondra aux besoins du bébé.

  • Le réflexe d'éjection trop fort : contrairement à cité plus haut, des mamans se retrouvent avec trop de lait. L'éjection est trop forte, bébé s'étouffe, refuse le sein, a des coliques, laisse couler du lait sur le côté. Pour remédier, vous pouvez proposer le même sein pendant 2-3 tétées afin de calmer ce réflexe. Vous pouvez aussi tirer votre lait avant la tétée afin de calmer la phase d'éjection forte. Avec ce lait tiré, vous pouvez soit le conserver (10h à t° ambiante, 8 jours au réfrigérateur, 6 mois dans un congélo séparé à -18°), soit vous pouvez décider de l'offrir aux lactariums : pour les mamans françaises CLIC et pour les mamans belges CLIC CLIC.


Les positions pour allaiter :

Une image vaut bien tous les mots :)

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A côté de cela, vous avez aussi la position couchée sur le dos :

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Et la position assise :

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Il y a aussi tout simplement VOTRE position, celle avec laquelle bébé et vous vous sentez le mieux :)


Quelques petits trucs et astuces :

  • N'amenez pas votre sein au bébé, c'est le bébé que vous amenez vers votre sein.

  • Soyez préventives avec vos mamelons, hydratez les bien (avec votre lait par exemple), même si vous n'avez pas de crevasse. La prévention, rien de mieux !

  • Prenez toujours une position confortable, une tétée dure rarement 5 minutes, si vous êtes mal installée, vous souffrirez très vite de différents petits maux.

  • Bébé doit prendre l'aréole entière dans sa bouche pour un bon allaitement.

  • Une tétée se termine par bébé qui relâche le sein. Tant qu'il ne le fait pas, c'est qu'il mange encore, le lait se modifie au cours d'une tétée, si vous le retirez trop vite, il ne prendra pas tout ce qu'une tétée peut lui donner comme nutriment.

  • Allaiter à la demande favorisera plus vite la mise en route. Vous pouvez essayer de respecter un horaire en espaçant les tétées de 2h, mais pendant les période de croissance, cet horaire sera bouleversé ;-) .

  • Les petits trucs pour booster le lait : le malt (pensez à l'ovomaltine, riche en malt et très bon!), le fénugrec sous forme de gélules ou de tisanes, le fenouil et l'anis vert, entre autres...


L'allaitement et le travail :

Il faut savoir que travailler n'empêche pas d'allaiter.

  • Vous pouvez avoir droit au congé d'allaitement. Il est important de voir auprès de votre organisme, entreprise si vous pouvez prendre ce congé. Certains emplois vous permettent de le faire, comme par exemple lorsqu'il représente un risque pour votre santé ou celle de l'enfant (produits dangereux entre autre). Sinon, il faut vous arranger avec votre employeur, vérifier dans la convention si cela est possible, mais bien souvent ce n'est pas rémunéré (congé sans solde).

  • Si vous ne pouvez pas prendre un congé d'allaitement, vous pouvez vous tourner vers le congé parental. En Belgique, il peut se prendre en trois mois (fractionnable mois par mois) ou en réduction de temps de travail.

  • Vous pouvez avoir droit à des "pauses d'allaitement", il s'agit d'une "pause" d'1/2 heure par 4h de travail (+ ou -) pour allaiter votre enfant ou pour tirer votre lait. Les pauses ne sont pas rémunérées mais vous avez droit à la mutuelle.

  • Vous pouvez continuer à garder la tétée du matin et du soir. Le mieux, c'est d'arriver à dépasser les 4 mois d'allaitement, c'est à partir de ce moment là que votre allaitement se mettra bien en place, que vous aurez pris vos habitudes l'un et l'autre. Si vous en avez la possibilité, continuez l'allaitement jusque 5-6 mois, période où vous introduirez la diversification. Ainsi à la reprise du travail, vous conservez la tétée du matin et du soir et bébé est diversifié le reste de la journée ;-).


L'allaitement, mythes et idées reçues :

  • Je ne produis pas assez de lait. Faux et archifaux ! Votre corps est conçu pour nourrir votre petit. Sauf contre-indication ou problème médical rares, vous produirez toujours assez de lait pour nourrir le petit. Pourtant vous entendrez souvent les gens dire ça, envoyez-les valser, cela ne ferait que vous faire douter et si vous commencez à douter, alors là vous pourrez effectivement vivre une baisse de lait, car votre corps réagira avec votre pensée.

  • Mon lait n'est pas bon parce que trop clair/ trop jaune / trop gras / etc (biffer la mention inutile). Faux ! Votre lait se modifie constamment, donc forcément il ne peut pas être toujours blanc et liquide comme un lait artificiel ;-)

  • J'ai de trop petits seins / les mamelons trop plats donc je ne pourrais pas allaiter. Faux ! Vos seins produisent le lait au moment de la stimulation, ce ne sont pas des sacs à lait ! Donc on peut avoir des petits seins et pourtant allaiter longtemps. La forme des mamelons ne changent rien, le petit prend le mamelon complet dans la bouche et par sa tétée va stimuler le mamelon pour le faire ressortir. C'était mon cas, alors je parle en connaissance de cause !

  • Bébé allaité n'a pas besoin d'eau supplémentaire, le lait en est riche, et le nombre de tétée l'hydrate suffisament, même par temps chaud.

  • Il faut peser son bébé entre les tétées / tirer son lait pour voir la quantité qu'il boit. Bref, doute sur le poids. Faux ! Peser votre bébé ne ferait que vous faire douter (doute = baisse de moral = baisse de lait), un bébé allaité prend du poids. Comme tout bébé est différent, tout bébé ne prend pas autant de poids qu'un autre. Le fait d'être allaité, fait que bébé ne prend que ce dont il a besoin. Un bébé au lait artificiel prendra un bon poids car sa ration n'est pas personnalisée, il reçoit donc plus facilement "en trop" qu'un bébé allaité. Un bébé avec un bon poids n'est pas forcément un bébé en bonne santé, veillez à tout le reste autour (gaité, sourires, bon teint, plein de vie ;-) ). Tirer votre lait pour vérifier la quantité ne sert à rien, tout simplement parce qu'un tire lait ne stimule pas (même s'ils sont de plus en plus performant) le sein comme le bébé. Donc celui-ci répondra conformément à la stimulation du tire-lait et pourra peut-être produire moins qu'au moment d'une tétée...

  • Bébé grandit, je vais arrêter l'allaitement. Pourquoi ? Posez vous cette question, pourquoi arrêteriez-vous l'allaitement ? Parce qu'il devient trop grand? Pourtant il vient toujours près de vous pour sa tétée. La société actuel préconise l'allaitement, et pourtant on est montré du doigt dès que bébé paraît un peu "trop" grand (selon, c'est après 3 mois, 6 mois, 1 an, ça dépend qui le pense :D). Dans de nombreuses autres sociétés, bébé/petit enfant est allaité encore après la 1ère année. Le lait continue de se modifier et continuera à répondre aux besoins du petit. Donc n'arrêtez pas l'allaitement simplement parce qu'on vous fait la réflexion que le bébé est trop grand. C'est selon vous, et selon lui surtout ;-) . Certains petits prendront vite leur indépendance, vers 1 an, ils se détachent eux-mêmes du sein de leur mère, parfois ceux-ci réclameront encore après 2 ans. Gardez à l'esprit que c'est la société qui vous dicte quand arrêter, mais pas vous ni bébé ;-) .

  • J'allaite donc il y a certains aliments que je dois éviter. C'est faux. Il faut juste garder une alimentation saine et équilibrée et garder à l'esprit qu'on dépense beaucoup de calories à allaiter, donc qu'il faut les compenser en mangeant bien et équilibré. Mais si vous avez des allergies ou que vous soupçonnez des risques d'allergies, vous pouvez éviter les produits à risque. Il va s'en dire que consommer de l'alcool ou fumer reste nocif pour le petit aussi en période d'allaitement. Vérifiez aussi les médicaments.

  • Il n'y a pas de confusion sein/tétine. Faux ! La tétine est radicalement différente que le mamelon. L'arrivée de lait n'a presque pas besoin de stimulation, tandis que le petit doit stimuler le mamelon pour lancer la tétée elle-même. Lui donner un biberon risquerait de l'habituer à la "facilité" de l'arrivée de lait et donc risquer qu'il ne tête plus suffisamment fort pour stimuler le sein. Si vous décidez de passer à un allaitement alterné (sevrage par exemple), pensez aux biberons qu'on fait maintenant avec des tétines plus ressemblantes au téton (CLIC), ils sont mieux conçus pour éviter de "casser" l'allaitement ;-)


Allaiter dehors, en public :

  • Pensez toujours à avoir un vêtement facile, ouvert par des boutons par exemple. Cela vous évitera de vous déshabiller complètement.

  • Vous pouvez utiliser l'écharpe de portage qui vous permettra de porter votre bébé et de l'allaiter tout autant, beaucoup de personne ne remarquent même pas alors que vous êtes en train d'allaiter.

  • Vous pouvez aussi vous couvrir d'une petite couverture douce, tant que bébé sait encore respirer :=P

  • Vous pouvez aussi faire un immense sourire plein de dents aux personnes qui vous dévisagent apparemment dégoutées parce que vous nourrissez votre enfant ;-)


L'allaitement on pourrait en parler encore pendant des heures, et il y a des sujets que je n'ai pas abordés (césarienne, prématurés, etc) mais plus que des mots, voilà quelques images, qui moi me mettent la larme à l'oeil... CLIC


Quelques liens sympas :

CLIC
CLIC
Leche League France et Leche League Belgique
CLIC
Conseils pour faire foirer un allaitement (humour)
Et puis une planche de Melaka (dessinatrice), reine de l'allaitement lol

Posté par znorpinette à 11:46 - Ma vie de maman - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

aaaah l'allaitement mon plus grand regret!!! pourtant c'est vrai je n'avais plus de lait pour preuve je l'ai tellement mal vécu que j'ai continuer a mettre louca au seins sans plus rien dedant pendant au moins 1 mois et demi. Et rien de moins en moins. Mais j'avais besoin de ca pour me sevrer.
Si j'ai mis du temps a accepter le naturel de l'allaitement, je suis devenu accro en m'y mettant. Au depart je ne supportais pas sensation j'avias l'impression de commetre un inceste puis il a été eloigné de moi a acause de la jaunisse j'ai decidé de l'allaiter pour le voir le plus possible et c'est la que j'ai reelement aimé. J'ai vecu le manque de lait comme une véritable catastrophe. J'ai eu beaucoup de mal a m'en remettre le baby blues je l'ai eu la.


Et puis etant assistante maternelle, je n'ai pas de probleme avec la reprise du boulot et l'allaitement...Sur de sur, il FAUT que je reussisse.

Posté par ninitiou, 11 avril 2009 à 22:57

Si, cela arrive de ne pas avoir assez de lait.
Et assener un "faux-archifaux" super violent, sous-entendu si vous n'en avez pas assez c'est parce que vous pensez que vous n'en avez pas assez, donc c'est de votre faute, n'est ce pas encore une fois culpabiliser celles qui sont dans ce cas?

Tu te donnes du mal pour faire des articles bien documentés et bien intentionnés, et c'est super, mais parfois tu vas un peu vite en besogne...

J'ai écrit un article récemment sur le sujet, et je peux te dire que j'ai été émue aux larmes par toutes les mamans qui m'écrivaient pour me remercier d'avoir osé briser le tabou de "l'allaitement parfait et harmonieux".

Si ta seule et unique expérience s'est bien passée c'est merveilleux, j'espère juste que les suivantes ne viendront pas briser tes belles certitudes.

Posté par Roxane, 16 avril 2009 à 22:45

Réponse de Maud

Bonjour Roxane, merci d'estimer que je fais des articles bien documentés et bien intentionnés, cela me fait plaisir, en effet celui-ci m'a pris 2 semaines de réflexion et de documentation et une après-midi complète à le faire.

Je l'ai lu et relu après écriture, et encore plusieurs fois après ton commentaire, j'ai refouillé dans toutes mes documentations et malheureusement, je ne changerai pas d'avis.

Encore plus aujourd'hui après avoir parlé avec une conseillère en allaitement de mon article et de ton commentaire et qui partage mon point de vue. Je compte aussi lui envoyer le lien, histoire qu'elle le lise et qu'elle me dise ce qu'elle en pense concrètement. Je sais que ma façon de l'avoir écrit puisse peut-être être choquante, mais j'ai décidé d'adopter cette façon de faire et j'assume.

Si tu avais parcouru mon blog en entier, tu aurais peut-être lu comment s'est passé la naissance de mon fils, et tu aurais pu en déduire que non, je n'ai pas eu un allaitement idyllique, que du contraire ! Accouchement préma à 33 semaines, 1 mois et plus en néo-nat, le tire-lait 6 à 8 fois par jour, l'absence insoutenable de mon fils et ma confiance en ma capacité d'allaiter rabaissée chaque jour par de fausses idées, par de mauvais conseils. Alors je ne parle pas en tant que "formidable" allaitante, mais en tant que femme qui a eu ses mythes autour d'elle et qui a décidé de leur tourner le dos. Moi aussi j'ai culpabilisé, et c'est justement parce que j'ai appris tout cela que j'ai envoyé mes culpabilités à la poubelle. Le prochain je l'allaiterai coûte que coûte et si j'ai effectivement une baisse de lait sans aucune baisse de moral, ou de confiance en moi (donc une raison médicale), alors je viendrai ici changer cet article. En attendant, ceci est mon opinion et je la garde. Je crois d'abord en la force de caractère de la femme, celle qui n'a pas peur d'envoyer bouler ceux qui l'entourent et qu'elle estime de mauvais conseils, qui s'écoute d'abord et se fait confiance.

De même pour l'excision, je peux comprendre ton point de vue mais je ne changerai pas d'avis, pour moi une épisiotomie sans une réelle raison médicale (grande majorité des cas si tu t'intéresses aux témoignages des femmes qui l'ont eue et aux études menées sur l'épisiotomie), cela s'apparente à une mutilation génitale comme l'excision. S'il n'y a pas de réelle raison médicale EXPLIQUEE et ACCEPTEE par la patiente, personne ne devrait couper 5 cm du sexe de la femme et ainsi lui faire prendre le risque de souffrir des mois (certaines des années), de compromettre sa vie sexuelle.

Sinon tout ceci n'est que mon point de vue, accompagné souvent d'information, car je suis plutôt du genre à me remettre en question et à toujours vérifier mes dires. Mais j'apprécie tes commentaires clairs et sans méchancetés, cela alimente le débat et j'aime ça :)

Posté par Maud, 18 avril 2009 à 20:11

Je ne remets absolument pas en cause ton article et je te remercie pour ta réponse. Bien sûr que c'est sans méchanceté de ma part. Tu as la fougue de ta jeunesse là où je suis plus mitigée (je pense que j'ai une dizaine d'années de plus que toi... et deux enfants de plus). C'est bien que tu y sois arrivée malgré les obstacles du début. Mais je reste persuadée, de par ma triple expérience à moi, que quand ton corps ne veut pas "alors que tu fais tout bien comme il faut" il faut savoir l'accepter sous peine d'en faire une déprime terrible et culpabiliser pendant des années... Et ça existe, puisque c'est mon histoire...

Posté par Roxane, 21 avril 2009 à 21:50

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