14 juillet 2009
Le maternage - Introduction et premiers préceptes du maternage
Maternage (le) n.m. Drôle de mot qui à première vue fait frémir les gens bien-pensants qui se morfondent déjà qu'on en fera des capricieux...
Le maternage est un sujet lourd et long !!! Pour vous dire, j'y travaille depuis mon dernier article ! Je lis, je lis, j'essaie de bien comprendre, j'essaie de trouver les mots pour régurgiter cela sans vous faire fuir, et c'est pas évident... Donc pour ne pas trop vous encombrer, je vais le scinder en différentes parties. Petit à petit, je mettrai les liens ici-mêmes de chaque article, ça sera moins lourd à lire, et cela me permettra de gagner encore du temps sur cet article (mouhahahaha) !
- Introduction et premiers préceptes du maternage
- Le cododo
- L'allaitement
- L'usage de l'écharpe de portage ou tout autre méthode visant à vivre collé à son bébé =P
- L'éducation non violente
+ quelques liens intéressants sur ce concept dans les différents articles
Introduction et premiers préceptes du maternage
Après l'éducation quasi-militaire qu'ont connu nos parents, après l'éducation laxiste du "je laisse mon enfant tout faire, je ne lui dis pas non sinon il ne s'épanouira pas", une nouvelle vague voit le jour depuis quelques années... On l'appelle le maternage. J'entends déjà les vieux de la vieille me dire que je vais faire de mon enfant un capricieux, que je vais trop le couver...
Pourtant le maternage est loin de tout cela. C'est loin du choix de "dresser" ses enfants, c'est infiniment loin du choix de laisser nos enfants tout faire sans les contredire. Le maternage, c'est juste faire le choix d'être une mère instinctive, c'est faire le choix d'envoyer balader tous ces conseils à la noix, tous ces principes qu'on reçoit. La maternage, c'est s'écouter et écouter son bébé. Ce n'est plus le choix d'éduquer ("dresser") mais d'accompagner son bébé. Ce sont tous des concepts qui révolutionnent quelques peu les principes sur lesquels le monde "civilisé" se base.
Le maternage commence bien souvent pendant la conception psychologique et la grossesse, mais parfois arrive plus tard, avec la naissance du bébé, comme je l'ai connu. Cela arrive souvent lors d'une première grossesse. Avant de commencer à m'étaler sur le maternage, je voulais vous faire partager mon expérience, comment j'en suis arrivée à choisir tout cela...
Jeune future maman, j'étais terriblement angoissée, j'avais l'impression que jamais je n'y arriverai, je lisais plein de livres pour "apprendre" à devenir une bonne mère. J'étais obnubilée par ce choix : tout faire pour être une bonne mère. C'est grâce à cela que j'ai décidé d'approcher le maternage en fait. Attention, je ne dis pas que quiconque n'applique pas le maternage est une mauvaise mère, un mauvais père. Je dis juste que pour ma part, ma recherche d'être une bonne mère, m'a amenée à pratiquer cela. D'autres sont d'excellents parents dans d'autres situations ou choix de vie, je ne suis pas là pour critiquer ;-) . Bref, je glanais mille et un conseils, j'écoutais sagement et attentivement tout ce qu'on me disait de faire. J'ai commencé à appliquer cela dès la naissance d'Arthur. Les conditions étaient optimales pour devenir quelque peu dépendante des conseils puisque j'ai eu une naissance très médicalisée (ô combien justifiée) et un séjour d'un mois avec la néo-nat. J'étais donc mue par les choix et les conseils des infirmières, ceux de mon entourage, et je prenais, je prenais tout. Puis j'ai enfin pris mon rôle de mère à temps plein avec le retour d'Arthur à la maison, et là ce fut terrible. Arthur me réclamait sans cesse, et moi je le laissais pleurer, je lui faisais "faire ses poumons", j'évitais "d'en faire un capricieux en le prenant trop vite à bras". Mais quelque chose a cloché. Ce quelque chose je le définirai par mon "coeur de mère". J'ai un coeur de mère très instinctif que j'ai camouflé par tous ces conseils (à la noix). Mais il a été plus fort, et à chaque pleur de mon fils, il me gueulait dessus. Je l'entendais me dire: "Non ! ce n'est pas comme ça que tu y arriveras !" . "Ecoute ton fils, il a besoin de toi". Un peu perdue, j'ai trouvé le courage de m'écouter et de changer d'attitude quand deux personnes ont (enfin) abondé dans mon sens. Le premier fut mon pédiatre. Quand je lui parlé qu'Arthur pleurait tout le temps qu'il ne passait pas dans mes bras, il m'a dit: "Un bébé ne fait pas de caprice. Un bébé n'a que des besoins et des angoisses. Il sort d'un univers chaud, doux, sans contrainte ni désagrément, bercé par votre voix, vos battements de coeur. En sortant de tout cela, il découvre le froid, le chaud, le mouillé, la faim, la solitude, le bruit. Tout un panel de choses qui l'angoissent. LA seule chose dont il a le plus besoin, c'est vous. Et tanpis si le reste traine, le plus important c'est de répondre vite à ses besoins, à ses pleurs, afin de le rendre plus confiant, donc plus épanoui". Enfin quelqu'un qui mettait des mots sur ce que mon coeur gueulait. La 2e personne est une amie, mère géniale de trois petits amours qui m'a aidée à comprendre tout cela, qui m'a prêté ma première écharpe de portage qui a permis à Arthur et moi de nous réconcilier et d'enfin nous comprendre. Je les en remercie infiniment.
Le maternage avant la naissance :
Avant la naissance, les premiers concepts qui définiront le maternage sont souvent la recherche d'un accompagnement de la grossesse autre que médical, comme la sophrologie. C'est aussi faire le choix d'un accouchement plus doux, plus physiologique que médicalisé. C'est se dire que ce petit bonhomme/petite puce n'a pas besoin de tant d'intrusion, de tant de médicalisation, mais d'une arrivée tout en douceur, dans le respect du processus naturel de naissance.
Un principe de base du maternage :
Un bébé n'est pas capricieux. Avant même de définir comment vous éduquerez votre enfant, ce principe se doit d'être connu de tous. Non, vous n'en ferez pas un capricieux parce que vous l'avez souvent contre vous. Non, le fait de ne pas pouvoir résister à ses pleurs, d'avoir envie tout de suite de le prendre dans vos bras, ne fait pas de vous une mère laxiste, qui lui passera tout une fois plus grand. Vous êtes simplement mue par votre instinct maternel. Parce qu'il existe ce fameux instinct maternel ! Si on le regarde d'un point de vue plus scientifique, il se traduit par une sacrée combinaison magique d'hormones, par un lien physique indéniable entre vous et ce petit être que votre corps a fabriqué. Votre corps, votre tête, vous êtes programmée pour prendre soin, protéger, répondre aux besoins de votre bébé. Or à la naissance et jusque plusieurs mois, votre bébé est totalement dépendant de vous. Il dépend de vous physiquement (faim, couches sales) mais il dépend également de vous psychologiquement. Pendant neuf mois vous avez cohabité ensemble, vous n'avez fait qu'un. Pour ce petit être, même après la naissance, vous restez une partie de lui, vous êtes là pour lui, pour le rassurer, l'accompagner dans ce nouveau monde. Comprendre cela permet de mieux comprendre son bébé, d'accepter ses pleurs, d'accepter de répondre à ses besoins au plus vite. Et toutes les mères qui appliquent ces principes, pourront vous démontrer le bien-fondé. Je n'en ai pas encore rencontré qui ait un bébé "capricieux". Par contre, je vois des bébés confiants, ouverts au monde sans angoisser.
Les préceptes généraux du maternage : cododo, portage de l'enfant, allaitement, éducation non-violente
1) Choisir d'être disponible envers son bébé
Apprendre à écouter son bébé, accepter ses pleurs comme une expression à part entière, répondre vite à ses besoins et surtout s'écouter et se faire confiance. Si vous ressentez le besoin d'être auprès de votre bébé, de le prendre contre vous dès les premiers pleurs, ne culpabilisez pas, vous n'en ferez pas un capricieux. Au contraire, en faisant cela, vous lui retirez ses angoisses, vous lui apprenez que quand il a un problème, il y a une solution, vous lui montrez que vous êtes là pour lui, que vous l'aimez. Le principe est simple : plus vous le laissez pleurer et plus il pleurera. Puis un jour, il arrêtera tout simplement puisqu'il ne recevra plus de réponses. Il perdra confiance en vous. Mais si vous répondez à ses pleurs rapidement, il saura qu'au moindre problème, il sera soutenu, aidé, accompagné. Ses pleurs se moduleront, seront moins intenses, vous les comprendrez facilement, instinctivement. Le bébé mis en confiance ainsi, sera plus serein, plus confiant envers le monde qui l'entoure.
Je vous file un lien vraiment intéressant sur les 7 choses que les parents doivent savoir sur les pleurs d'un bébé, ponctué d'une étude sur les pleurs d'un bébé avec réponse immédiate ou pas. C'est traduit en français, mais vous avez le lien de l'étude en anglais.
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/doc/sears_pleurs.htm
La suite très prochainement !!!
Commentaires
...............
kikou je vient te souhaite un week end, ensoleiler, kil t apporter gaieté,,,et bonheur bissss ton amie,,,
merci
Le maternage...La plus belle aventure d'une maman.
Être disponible pour son bb n'est pas le rendre capricieux (comme peuvent le dire les vieilles générations;-))c'est lui permettre d'être confiant et serein vers le monde qui l'entoure.
Merci pour cet article
Réponse
Merci à toutes pour vos commentaires !!! J'ai été vraiment à la bourre ces derniers temps ! Je vais préparer la suite des articles pour terminer cette saga sur le maternage !!!
sophrologie ouvrage
Bonjour,
Je vous invite sur mon blog pour découvrir mon ouvrage.
http://eclosion83136.canalblog.com
Je vous souhaite une belle soirée.
Jean-philippe
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