Bienvenue chez moi

Mon journal intime, mes envies, mes goûts, mes humeurs du moment, mes aventures de jeune maman, mon odyssée amoureuse, bref moi quoi !

26 décembre 2008

A tous ceux qui disent ...

... "il faut le laisser pleurer"
... "ça va lui faire les poumons"
... "tu vas en faire un capricieux"


Voilà un texte à lire et à méditer...


Extrait du livre "le concept du continuum" de Jean Liedloff, 1977


"Dans les cliniques d’accouchement du monde occidental, il n’y a guère d’espoir de se faire consoler par les louves. Le nouveau-né qui réclame par tous les pores de sa peau le contact originel avec un corps doux et mou qui irradie la chaleur est enveloppé dans un lange sans vie. Il peut crier aussi fort qu’il veut, on le met dans une boîte où il est abandonné à un vide torturant et où il n’y a aucun mouvement (pour la première fois depuis l’origine de son existence physique , depuis des millions d’années de son évolution ou de sa félicité éternelle dans l’utérus). Le seul bruit qu’il puisse percevoir, ce sont les hurlements d’autres victimes qui souffrent les mêmes indicibles tortures infernales. Ce bruit ne peut rien signifier pou lui. Il hurle et hurle tant qu’il peut ; ses poumons qui ne sont pas habitués à l’air s’épuisent sous le poids de ce cœur désespéré. Personne ne vient. Comme, de par sa nature, il croit que la vie est juste, il fait la seule chose qu’il puise faire : il continue de hurler. A la fin il s’endort, à bout de forces – toute une vie plus tard, hors du temps. Il s’éveille dans l’angoisse inconsciente du silence, de l’immobilité. Il pleure. Il brûle de besoin de la tête aux pieds, de désir, d’impatience insupportable. Il ouvre la bouche pour respirer et hurle, jusqu’à ce que le bruit remplisse son crâne, qu’il soit prêt à éclater. Il crie jusqu’à ce que la poitrine lui fasse mal, que sa gorge soit en feu. Il ne peut plus supporter la douleur ; ses sanglots s’affaiblissent puis s’arrêtent. Il écoute. Il ouvre et ferme les poings. Il tourne la tête d’un côté puis de l’autre. Rien n’y fait. C’est insupportable. Il recommence à hurler, mais sa gorge est trop fatiguée ; bientôt il s’arrête à nouveau. Il raidit son petit corps torturé de dé&sir et il perçoit un soupçon de soulagement. Il remue les mains et gigote. Il s’arrête, capable de souffrir, mais incapable de penser, incapable d’espérer. Il écoute. Puis il se rendort. Brusquement on le soulève ; l’attente de ce à quoi il devrait avoir droit se manifeste à nouveau. On enlève le lange mouillé. Soulagement. Des mains vivantes touchent sa peau. On le soulève par les pieds et on remet entre ses cuisses un autre morceau d’étoffe sec comme du caillou et inerte. Immédiatement, c’est encore comme s’il n’y avait jamais eu ces mains, ni le lange mouillé. Il n’y a pas de souvenir conscient, pas trace d’espoir. Le bébé se trouve dans un vide insupportable, hors du temps, dans l’immobilité et le silence, plein de désir infini et inassouvi. Son continuum essaie les mesures de sécurité, mais elles sont toutes uniquement propres à pallier de petites défaillances dans un traitement par ailleurs adéquat, ou bien demander un soulagement à quelqu’un dont on présume qu’il l’apportera. Pour le cas extrême qui se présente, le continuum n’a pas de solution. La situation dépasse son expérience pourtant immense. Depuis quelques heures à peine qu’il respire, le bébé a déjà atteint par rapport à sa nature un degré d’aliénation dont même son puissant système de sécurité ne peut plus le sauver. Le séjour dans la matrice maternelle a été selon toute vraisemblance le dernier dans cette atmosphère de bien-être ininterrompu où, selon l’attente qui lui est innée, il aurait dû passer toute sa vie. Toute sa nature se fonde sur l’idée que la mère se comporte de façon adéquate et que les motivations et les actes qui en résultent d’une part comme de l’autre seront tout naturellement dans un rapport de réciprocité qui les servira l’un comme l’autre. Quelqu’un vient et le soulève délicatement. Le bébé s’anime. On le prend certes trop timidement à son goût ; mais au moins il y a du mouvement. maintenant il se sent à la bonne place. Toute l’angoisse mortelle qu’il vient de traverser n’existe plus. Il est couché dans des bras qui l’entourent ; et bien que sa peau ne retire aucune impression de douceur du contact avec l’étoffe, rie qui annonce la proximité d’une chair vivante, les mains et la bouche lui disent que tout est normal. La joie de vivre, qui est l’état normal du continuum est presque parfaite. Il y a le goût et la structure du sein, le lait chaud coule dans sa bouche avide, il y a ce battement de cœur qui aurait dû être la liaison, garantir le lien avec le corps maternel, ses yeux qui y voient à peine perçoivent un mouvement. Le ton de voix aussi est bon. Il n’y a que l’étoffe et l’odeur (sa mère met de l’eau de Cologne) qui font qu’il manque quelque chose. Il tête et quand il se sent rose et repu, il tombe dans la somnolence. Au réveil, il est de nouveau dans l’enfer. Pas de souvenir, pas d’espoir, pas de pensée qui puisse lui rappeler dans le dessert de son purgatoire le réconfort de la visite auprès de sa mère. des heures passent, et des nuits, et des jours. Il pleure, il se fatigue, il s’endort. Il s’éveille et mouille ses couches. Maintenant il n’en éprouve plus aucun bien-être. A peine ses organes internes lui ont-ils communiqué le plaisir du soulagement que celui-ci est à nouveau supplanté par une douleur croissante quand l’urine chaude et acide attaque son corps déjà irrité. Il hurle. Ses poumons épuisés ont besoin de hurler pour couvrir cette brûlure aiguë. Il hurle jusqu'à ce que la douleur et les hurlements l’épuisent, avant qu’il s’endorme à nouveau. dans sa clinique qui ne constitue en rien une exception, les infirmières qui ont beaucoup de travail changent les langes à heures fixes qu’ils soient encore secs, humides ou complètement trempés ; et les enfants ont le corps tout irrité quand elles les renvoient à la maison où il y aura quelqu’un qui aura le temps de faire ce genre de choses et qui les guérira. Lorsqu’on l’emmène à la maison de sa mère (on ne peut guère dire que ce soit chez lui), il est déjà tout à fait au courant de la nature de l’existence. A un niveau préconscient qui déterminera toutes ses impressions ultérieures de la même manière qu’il sera réciproquement marqué par elles, il sait que la vie est indiciblement solitaire, sans réaction à aucun des signaux qu’il peut émettre et pleine de souffrance. Mais il n’y a pas encore renoncé. tant qu’il y aura de la vie en lui, les forces de son continuum essaieront toujours de retrouver leur équilibre. la maison ne se différencie guère de la clinique d’accouchement, si ce n’est pour l’irritation de la peau. les heures où il est éveillé, l’enfant les passe dans la nostalgie, le désir et l’inlassable attente de l’état « adéquat » qui selon le continuum devrait remplacer le vide et le silence. Pendant quelques minutes par jour son désir est satisfait et ce besoin de contact, ce besoin qu’on le porte et qu’on le promène, ce besoin effroyable qui le démange constamment est comblé. Sa mère fait partie de celles qui, après bien des élucubration, se sont décidés à autoriser à l’enfant l’accès à leur sein. Elle aime d’une tendresse encore jamais connu. Au début, elle a de la peine à le recoucher après la tétée, surtout parce qu’il hurle si désespérément. mais elle est persuadée de devoir le faire car sa propre mère lui a dit (et elle est bien placée pour le savoir) que plus tard il serait mal éduqué et lui ferait des difficultés si elle lui cédait maintenant. Elle veut tout faire comme il faut ; et pendant un instant elle sent que la petite vue qu’elle tient dans ses bras importe plus que tout au monde. Elle soupire et le repose tout doucement dans son berceau capitonné de tissu avec des petits canards jaunes, assorties à toute la pièce. Elle s’est donné beaucoup de mal pour mettre des rideaux en coton, un tapis en forme de panda géant, une table de toilette blanche, une baignoire et une table à langer. Il fallait aussi du talc, du savon, de la crème, du shampooing et une brosse à cheveux - le tout dans des tons de bébé. Au mur, il y a des images de bébés animaux habillés en hommes. La commode est pleine de petites chemises, de barboteuses, de petits chaussons, de petits bonnets, de gants et de langes. Dans l’angle sur le dessus il y a un mouton en laine et un vase de fleurs - des fleurs que l’on a coupées, parce que la maman « aime » aussi les fleurs. Elle tire sur les bords de la petite brassière et couvre le bébé d’un drap brodé et d’une couverture qui porte ses initiales. Elle la regarde avec une certaine satisfaction. On n’a rien négligé pour que l’aménagement de la chambre du bébé soit parfait, même si par ailleurs le jeune couple ne peut pas encore s’acheter tous les meubles qui sont prévus pour les autres pièces. Elle se penche sur l’enfant et dépose un baiser sur cette joue soyeuse ; puis elle se dirige vers la porte alors que le premier hurlement de torture lui transperce le corps. Elle ferme tout doucement la porte. Elle lui a déclaré la guerre. Il faut que sa volonté l’emporte. A travers la porte elle entend des cris, comme si l’on torturait quelqu’un. Son continuum les identifie en tant que tels. La nature ne donne pas de signe sans équivoque voulant dire que l’on torture quelqu’un quand ce n’est pas vraiment le cas. Elle hésite. Son cœur se sent attiré vers lui, mais elle résiste et s’en va. Elle vient juste de le changer et de lui donner à téter. Elle est donc sûre qu’en réalité il ne lui manque rien, et elle laisse pleurer jusqu'à épuisement. Il s’éveille et se remet à hurler. Sa mère jette furtivement un coup d’œil par la porte pour s’assurer qu’il est couché comme il faut : tout doucement encore, pour que l’attention qu’elle lui manifeste n’éveille pas de faux espoir, elle referme la porte. Elle se précipite dans la cuisine pour faire son travail, elle laisse la porte de la cuisine ouverte pour entendre le bébé « si jamais il lui arrivait quelque chose ». Les hurlements de bébé se changent en plaintes chevrotantes. Comme personne ne répond, le mécanisme qui active ses signaux se perd dans la confusion du vide sans vie, alors que le réconfort aurait dû venir depuis longtemps. Il regarde autour de lui. Au-delà des barreaux immobiles et le mur. Il perçoit des bruits qui n’ont aucun sens, provenant d’un monde lointain. Près de lui, tut est calme. Il regarde le mur, jusqu'à ce que ses yeux se ferment. Lorsqu’il les rouvre, plus tard, les barreaux et le mur sont toujours exactement pareils, mais la lumière est encore plus triste."

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19 décembre 2008

Le sac à langer de ...

Voilà, donc comme dit plus bas, j'inaugure la catégorie "Communauté des mamanautes" (maman-internaute, pour ceux et celles qui éventuellement n'avaient pas compris), avec une section "Le sac à langer de ...", honteusement repris, repris et re-repris (voir : cliquez sur "bas"), avec ma mamanaute préférée. Pour ré-expliquer, je propose dans cette section de nous faire découvrir le sac à langer de nos petits chéris, avec nos produits préférés, nos petits trucs, etc, une petite photo et une description. J'avais envie et sans rien demander, c'est elle qui s'est proposée de l'inaugurer : Marjoliemaman est une maman comme je les aime : drôle, décalée, moderne, femme, avec une plume exquise, tantôt émouvante, tantôt hilarante, tantôt attachante, un jour ou l'autre on se retrouve toutes en elle... Enfin bref, c'est un plaisir quotidien que de la lire !
Voici donc le sac à langer de ... Marjoliemaman :


Marjoliemaman

Mon sac à langer n'est pas un prix de mode... Nous avons longuement hésité avec Monsieur Mon Mari à choisir un sac plus joli et plus rock mais finalement, notre choix s'est porté sur celui ci de la marque Lassig. Il est en fait très pratique car il peut s'accrocher sur la poussette, être porté en bandoulière ou à la main grâce à ses petites anse. Et puis j'ai l'impression qu'il est extensible à souhait grâce à ses soufflets. Il possède deux "compartiments" chacun abritant une multitude de pochettes. Pratique !
Pour l'égayer un peu, j'y ai accroché un porte-clef Hello Kitty mais on ne le voit pas sur la photo !
Jetons un coup d'oeil à ce qu'il y a dedans, sachant que c'est ce qui reste tout le temps et que j'ajoute des petites choses au moment du départ :
- un petit matelas en plastique qui se replie en 6. Très pratique, du coup, je change mon Kouign Amann partour car il ets large et confortable, même dans les toilettes des restaurants !
- un gel désinfectant sans eau pour les mains
- de la crème bépanthen pour les fesses d'indien (peau-rouge !)
- un joujou étoile en plastoc jaune car ça lui fait un truc à machouiller quand il s'ennuie.
- du liniment
- des lingettes lavables
- quelques carrés de coton
- des sacs plastiques parfumés
- un body, des chaussettes et un jogging de rechange (en cas d'accident)
- des couches (évidemment !)
- un cuillère en plastique

Il manque sur cette photo mes inséparables couches en tissus avec lesquelles je fais tout et qui me sauve quand je n'ai pas pris de bavoir...



Si vous avez envie de nous faire partager votre "sac à langer", vos petits trucs et astuces que vous emportez toujours dans ce sac, envoyez moi une petite photo et une description à maud-emmanuelle@hotmail.com.

Si vous êtes aussi motivée à nous parler de votre bureau, n'hésiter pas à contacter Marjoliemaman, si c'est votre coin repas que vous voulez partager, faites un saut chez Ninitiou, et si vous avez envie de déballer votre sac à main, faites un tour chez Sandra ;-)

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15 décembre 2008

Allez...

Allez je craque, normalement cette vidéo figure uniquement sur mon blog consacré à mon fils (et privé), mais après tout, quiconque fait une bonne recherche sur youtube, peut la regarder... Donc la voici, une petite rétrospective de la première année de vie de notre petit bonhomme adoré (qui a fêté ses 1 an le 3 décembre).

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14 décembre 2008

Trop bon !!!!!

Voilà un petit site, où vous pouvez faire bouger un certain personnage célèbre à travers de petites bulles, c'est un régal à regarder et à se bidonner !!!! (Cliquez sur l'image, ah bin je l'ai quand même encore une fois dit !)

sarko

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13 décembre 2008

En congé

smiley_bronze

Aujourd'hui, je ne suis pas là, pour la simple et bonne raison que je suis partie chez Marjoliemaman :D

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06 décembre 2008

He's mine, HE'S MIIIINE !!!!!

Après deux combats acharnés et une dépression douloureuse pour se l'être fait chopé à 75 cents de plus, j'ai enfin réussi mon enchère sur e-bay ! Et j'ai enfin acquis le sac de mes rêves !!! Enfin... le sac à langer de mes rêves :D

Et je suis pas peu fière : ce sac, de la marque babybjorn, vaut + ou - 100 € neuf dans les commerces. Je l'ai eu pour 13,5 € sur e-bay, 18,5 si on compte les frais de port. Presque neuf (il manque une attache à la tirette que l'ancienne propriétaire a réparé avec un attache porte-clé et le tapis à langer mais je m'en fous, j'en ai un déjà) ! Ce sac est pour moi le rêve, d'abord pour ses innombrables petites poches (j'adore les innombrables petites poches!), ses compartiments et sa rigidité. Un coin pour le repas, un coin pour le lange. Je jubile ! En plus avec sa forme ronde, je le trouve très sympa, très mode, bref je suis amoureuse !

Bon après utilisation, il faut bien donner quelques inconvéniants... En fait je ne lui en ai trouvé qu'un : sa rigidité ne le rend pas pratique quand on est une maman comme moi qui bourre, bourre jusqu'à faire craquer le sac... Disons qu'il ne peut pas accepter 12 couches sous peine de ne plus se fermer, mais il en prend quand même 8. Il ne peut pas accepter ma grosse boite de lait mais peut prendre les dosettes. Il peut accepter un change complet et demie, mais pas toute la batterie pour deux jours et une nuit. En fait, tout est question de point de vue. Je l'adooooore quand même !

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J'en profite du coup pour inaugurer une nouvelle rubrique ici, la même que Ninitiou (pour le coin repas) a piquée à Marjoliemaman (pour le coin bureau) qui elle-même l'a piquée à Sandra (pour le contenu des sacs à main), je vous propose donc de dévoiler ici, le contenu du sac à langer de nos chers et tendres poupons (mais si, ils sont chers et tendres, quand ils le veulent...) : une petite photo et une petite explication. On verra si ça marchera aussi bien (bien que je n'ai pas la notoriété de Marjo ou de Sandra, mais pourquoi pas essayer !)... J'attends avec impatience vos sacs !!!

Voilà le mail sur lequel vous pouvez m'envoyer tout cela : maud-emmanuelle@hotmail.com ;-)

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Un blog très intéressant

Voilà un blog de maman, fait par des mamans qui souhaitent "faire avancer les choses".

Plus que mon explication, je vous mets celle qui ouvre le blog :

Site de mamans qui donnent leur avis, soulignent, pointent ce qui les hérisse et ce qu'elles préfèrent dans notre société, en accord avec leurs convictions de respect des êtres et de l'environnement.

28886
(Cliquez sur l'image - c'est la dernière fois que je le dis, vous devez avoir l'habitude :D)

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Plus de pub intempestive sur la toile ?

Attention, cet article est pour les mozilla firefoxeurs ;-)

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Voilà une ad-don que j'ai chopé sur un forum qui vous permettra de regarder vos sites sans publicité intempestive. Une fois l'installation faite et mozilla redémarré, cliquez sur la liste de france. Pour ma part, les sites que je visite couramment et inondés de pub (skyrock et doctissimo entre autres), se retrouvent rafraîchis et bien plus faciles à charger !

CLIC

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04 décembre 2008

Allo, première frayeur, j'écoute...

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Vous avez déjà vécu ça? Vous savez cette première vraie grosse frayeur que votre petit monstre vous fait? Celle où votre coeur s'arrête de battre, où vous ne respirez plus tellement la panique s'empare de vous? Et bien, je l'ai expérimentée lundi dernier... Je vous raconte tout ça, pour me faire du bien et pour permettre aux parents paniqués de reconnaître peut-être la situation qu'ils ont vécu...

Nous étions donc lundi soir, il était 18h15 précisément, je le sais car on s'est dit à ce moment-là, dans 1/4h on lance le bain d'Arthur. Monsieur le monstre se balade comme à son habitude en se tenant à tout ce qui tient plus ou moins debout, ici le fauteuil. En l'espace d'une seconde, voilà pas qu'il se ramasse par terre, il tombe en arrière et son dos et le plat de l'arrière de sa tête en prennent pour leur grade en premier. Un premier gros pleur, nous nous précipitons, habitués maintenant à ce genre de mini-catastrophe que le bonhomme nous fait minimum une fois par jour. Le pleur est long, papa le tient à bras, et puis là, d'un coup, Arthur se tend d'un coup comme un gros spasme, Jérôme panique, le petit est raide et sort de ses bras, je rattrape mon fils tout juste et dans mes bras, j'ai juste le temps de le voir tourner de l'oeil (c'est littéral, ses yeux se sont révulsés !) et tomber dans les pommes. Cela ne dure qu'une seconde et tout de suite, Arthur est de nouveau parmi nous, sonné mais présent. Moi je ne peux plus déserrer mon étreinte, mon fils dans les bras, je hurle à Jérôme d'appeler une ambulance, je cours pour appeler les voisins pour qu'ils nous emmènent aux urgences avant de me reprendre en voyant mon fils conscient. Nous attendons l'ambulance, mon homme dehors en train de fumer une cigarette (et de cacher ses larmes) et moi tremblante, mon fils scotché dans mes bras, je lui dis de ne pas nous lâcher, je lui murmure mille je t'aime. Arthur me regarde, il ne bouge pas, mais ses yeux me montrent qu'il est bien là et qu'il m'écoute. Arrivés aux urgences, le bonhomme a repris tous ses esprits et est en pleine forme... Une nuit passée sous surveillance monito pour vérifier le risque de commotion (très minime au vu de la hauteur mais mieux vaut prévenir...). J'ai la chance de trouver mon pédiatre en train de faire sa ronde le lendemain matin, il m'explique que le petit a sûrement fait un malaise vagal mais je ne comprends pas tout ce qu'il m'explique, et je l'associe encore à ce coup à la tête. Après une longue attente, une prise de sang et un électro-cardiogramme excellents, nous rentrons chez nous, encore un peu sonnés et angoissés. Petites recherches sur internet et je comprends enfin ce que mon fils a fait, ce qu'est "un malaise vagal".

 

Petite carte d'identité du malaise vagal :

- C'est un évanouissement provoqué par un choc physique ou émotionnel voire un caprice. Il est souvent connu chez les petits sous le nom de "spasmes du sanglot". Parfois un enfant pleure tellement fort qu'il en perd le souffle. Le corps opère alors une sorte une déconnection afin qu'il retrouve son souffle et ses esprits.

- Malgré son caractère hyper impressionnant, le malaise vagal n'a rien de grave, c'est au contraire une réaction positive qui permettra à l'enfant de reprendre ses esprits. Il est donc important de rester calme (facile à dire quand c'est la première fois !). Pourquoi ? Parce que ce malaise peut s'étendre jusqu'aux 5-6 ans de l'enfant et que si celui-ci ressent la peur des parents, il pourra utiliser ce malaise comme moyen de pression lors d'un caprice (pourra déclencher spontanément la crise), je ne sais pas trop si cela est possible, c'est ce que disent les pédiatres, je suis un peu sceptique et préfère dire : gardez votre calme pour rassurer le petit sur ce qu'il vient de vivre.

- Trucs et actuces : lorsque vous sentez cette crise arriver, restez calmes, allongez l'enfant ou prenez le dans vos bras (le plus gros danger du malaise est la chûte), parlez-lui, tapotez sa joue mais surtout ne le secouez pas. Trois choses marchent assez bien, d'après les parents expérimentés : le brumisateur sur le visage - le gant de toilette froid sur le visage - si rien sous la main, soufflez doucement vers sa bouche pour créer un réflexe d'inspiration.

- C'est terriblement effrayant et angoissant pour les parents mais généralement sans gravité chez l'enfant, sauf si cela se reproduit souvent, dans ce cas, on fera quelques examens supplémentaires pour déceler notamment une forme d'épilepsie.

 

Pour plus d'informations : clic clic clic clic clic et un dernier clic d'un témoignage d'une maman avec une approche comme je les aime :)

 

Voyez, j'ai survécu, donc vous survivrez aussi !

Posté par znorpinette à 23:42 - Ma vie de maman - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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