31 octobre 2008
Happy halloween !
28 octobre 2008
Récit de naissance magnifique
Voici un récit de naissance à domicile magnifique, et, avec l'accord de son auteur, je tenais à vous le faire partager. C'est assez long, mais comme moi, vous devriez plonger dans le récit, car il est magnifiquement écrit. Il résume ce que beaucoup de femmes, hélas, vivent avec l'industrie à bébés que sont nos maternités à notre époque, décrit le choix tant contesté qu'elle a décidé de faire et nous relate chaque moment, chaque sentiment de ce bout de chemin de vie qui donne aux femmes l'exclusivité de toucher durant un moment à l'originel de notre existence. Texte emprunté sur le forum Doctissimo, écrit par Emilie.
La naissance de ma fille Lyla ou comment j’ai appris la patience
La blessure hospitalière
Le grand frère de Lyla, Louis, est né le 27 octobre 2006, a la
maternité de l’hôpital de St Nazaire. Malgré les bons échos que j’avais
eus et que j’ai encore de cette maternité, je garde un souvenir
catastrophique et très éprouvant de l’accouchement et du séjour. Je me
suis sentie tout simplement détruite et violée par un protocole médical
froid, distant et infantilisant. Pour d’autres femmes, c’est ce qui
les rassure. Je dois avouer cependant que d’un point de vu strictement
médical, la naissance de Louis a été naturelle mais sans être
physiologique :
- Naturelle parce que le travail s’est déclenché spontanément, que
la poche des eaux n’a pas été rompue, que je n’ai pas eu d’injection
d’ocytocine, ni péridurale, ni d’épisiotomie (après menaces de procès,
insultes et un coup de pied bien placé …mais j’y ai tout de même
échappé). Enfin, Louis n’a pas été sondé, ni aspiré.
- Pas physiologique parce qu’une voie veineuse m’a été imposée,
parce qu’on m’a empêchée de manger et boire, parce que sur 2h de
travail, un monitoring continu de 50 minutes m’a été imposé, parce que
mon besoin de calme, de pénombre et de chaleur n’a pas été respecté
(touchés vaginaux a répétition sans me prévenir, lumière vive, entrée
et sortie des soignants sans aucune discrétion), parce que n’étant bien
qu’à quatre pattes ou sur le coté, on m’a forcé physiquement a mettre
mon enfant au monde sur le dos, les pieds dans les étriers, parce qu’on
m’a parlé de la péridurale tout au long de la dilatation alors que je
voulais juste qu’on me fiche la paix, parce qu’après une sortie rapide
et naturelle du placenta, il était de routine de me presser le ventre
très fort sans même me prévenir ou s’interroger sur la nécessité
médicale de ce geste, qui après vérification était bien inutile. Louis
a été pesé, mesuré, lavé et habillé dans la demi heure qui a suivi sa
naissance même si j ai tout de même eu droit à un petit peau a peau de
15 minutes.
- Enfin, je ne compte plus les faux conseils le manque de
discrétion, les betises et les réflexions déplacées dispensés par tous
les soignants de cette maternité tout au long de mon long séjour de 5
jours interminables. Tous partaient d’un postulat simple : « C’est
votre premier bébé, vous ne SAVEZ pas, nous si. ».
En quête de la magie de la naissance
Voilà comment, d’après un ressenti très personnel, j’estime
que cet instant magique a été transformé en une épreuve traumatisante.
J’en ai donc déduis très naturellement qu’un accouchement en structure
n’était pas fait pour moi, ni mes bébés.
Après avoir réalisé à quel point j’étais blessée de cette
expérience (Louis avait 4 mois je crois), je n’ai eu de cesse de faire
des recherches (Internet, lectures, échanges avec d’autres parents,
avec des soignants) pour savoir s’il existait un autre moyen de donner
la vie, ou si j’étais condamnée a mourir un peu a chaque fois qu’un
petit être viendrait agrandir notre famille.
J’ai entendu parler de l’AAD (Accouchement accompagné à domicile)
tout en découvrant une toute autre façon de vivre sa parentalité : le
portage, l’allaitement long, l’éducation non violente…Il a fallu y
convertir celui qui partageait ma vie depuis 7 ans et ce ne fut pas une
mince affaire. Mais devant mes blessures passées, ma volonté de vouloir
donner le meilleur a ceux qui nous sont le plus chers –nos enfants- et
ma ténacité, il a finit par saisir le véritable enjeu de tout ce
travail de recherche et de remise en question : réparer ce traumatisme.
C’est ainsi que lorsque Louis eu fêté son premier
anniversaire, j’ai demandé à Antoine (mon mari) de me faire un autre
enfant. Mes motivations étaient floues : était-ce seulement pour me «
guérir » ? Est-ce que lui était prêt ? Et si Louis était encore trop
petit ? La seule chose que je savais, c’est qu’au fond de moi, cet
appel de la maternité, de la chair me retournait les entrailles. Il
était temps pour mon corps de fabriquer a nouveau un tout petit.
Les essais ne furent pas longs et au cours de mon premier
cycle, j’étais a nouveau enceinte. J’étais un peu scotchée et surprise.
Comment était-ce possible si vite ? Antoine était aussi surprit que moi
et un peu désappointé. Mais ce bébé était déjà là, en moi, nous ne
pouvions plus reculer.
Après la joie, se sont succédés comme pour ma première grossesse,
les maux, qualifiés de petits par une grosse majorité du corps médical
: nausées, vomissements, fatigue extrême, constipation…et pourtant
j’avais pris le parti d’être heureuse pour cette grossesse. Sans cesser
de me plaindre de ces symptômes, parasites de mon bonheur, j’ai tout de
même eu une grossesse très sereine.
Mettre au monde, une histoire de femmes
Cette sérénité est due au rôle capital qu’à joué une femme
dans cette superbe aventure : Bernadette. C’est la maman d’un ami.
Jeune adulte, j’ai vécu chez elle quelques mois quand je me suis
envolée en peu précipitamment du nid parental, devenu trop étroit pour
mes envies irrépressibles de liberté. Ce fut une période de transition
riche en anecdotes et en confidences. Et puis je l’ai quitté a son tour
pour m’installer enfin dans la vie réelle.
Durant 9 ans, nous ne nous sommes jamais perdues de vue. Je ne
sais pas pourquoi. Je savais son expérience. Mère de 3 garçons, elle
avait donné naissance a son 3e enfant chez elle, avec un homme
sage-femme, après une sérieuse remise a question et la découverte de
son besoin de « naturel ». Elle a donc joué le rôle de « Doula » sans
même savoir ce que ce terme signifiait. Après s’être renseigné, elle se
qualifia elle-même d’accompagnante, jugeant que sa seule expérience de
mère ne faisait pas d’elle une Doula , laissant cette appellation à
celles qui ont bénéficié d’une formation spécifique et qui revendiquent
ce titre.
Elle m’a donc accompagnée avec beaucoup de tendresse et de
dévotion tout au long de ces 9 mois. Elle fut tour a tour ma
confidente, ma masseuse personnelle, ma psy, mon aide-ménagère, mon
amie….
Avant de lui demander d’être auprès de moi pour ce parcours, afin
que je bénéficie de son expérience d’AAD, j’ai eu peur qu’elle ne
prenne une place maternelle. Ma maman est ma maman et personne ne
pouvait la remplacer, aussi éloignée soit-elle. Bernadette a su jouer
son rôle et rester a sa place. Ma maman, elle, comme a chaque grossesse
était présente autant qu’elle le pouvait (elle vit a plusieurs
centaines de kilomètres de nous) grâce a Internet, au téléphone et
Airfrance.
Pour ne pas me sentir malade mais seulement enceinte, j’ai
fait le choix de me limiter aux examens médicaux qui étaient vraiment
nécessaires et de refuser les autres, par principe et aussi selon mon
envie du moment (tant que cela ne mettait en danger personne). Echos
mensuelles, O’Sullivan, Test trisomie, toxoplasmose mensuelle, je les
ai évités. Je me suis donc centrée sur mon enfant, l’écoute de mon
corps en bénéficiant du suivi d’une femme particulièrement sage :
Françoise. Elle assure tout le suivi médical de la grossesse des mamans
qui font des choix jugés marginaux par le collège des obstétriciens
français (AAD, ANA, plateau technique …)Malheureusement elle ne
pratiquait pas l’AAD.
A force de recherches j’ai fini par trouver une adresse mail. Une
SF AAD plus qu’a part. C’est ma dame en blanc (c’est un choix dont je
connais pas l’origine mais c’est ainsi, elle ne s’habille que de
blanc). Elle n’est pas dans les pages jaunes, elle n’est pas
conventionnée. C’est celle qu’on trouve par le bouche a oreilles, c’est
celle qui vous connaît mieux que personne et qu’il faut convaincre. Je
savais qu’elle cessait son activité dans les années a venir et qu’elle
ne prenait pas de nouvelles familles et pourtant il fallait absolument
que ce soit elle (je n’avais pas tellement le choix, dans mon
département, les autres SF étaient trop loin ou indisponibles pour des
raisons de santé). Alors je lui ai envoyé un mail avec le récit de la
naissance de Louis pour qu’elle sache ma douleur et ma détermination à
la panser. J’ai terminé mon mail en lui expliquant que c’était elle ou
personne d’autre, quitte à faire mon petit seule.
Elle m’a répondu en me proposant une rencontre, chez elle, lieu
des « consultations ». Je ne sais pas si cela arrive à d’autres femmes,
mais je suis tombée en amour. Confiance, calme, sérénité. Moi, la maman
speed, je me suis pris une grosse claque. Mais c’était bien elle, J.
Antoine, assez septique avant de la rencontrer, est sorti de ce «
rendez-vous » enchanté de connaître une femme aussi remarquable et
professionnelle. Elle pourrait donc nous accompagner pour cette
naissance. J’entamais mon 3e mois de grossesse.
Nous nous sommes revus une seconde fois lors de mon 7e mois. Je
commençais à avoir peur et à douter de mes capacités, c’était le bon
moment pour la revoir. Elle a su trouver les mots justes, encore.
En dehors de ces rencontres physiques, elle était d’une très
grande disponibilité par téléphone et par mail, à des heures pas très
protocolaires.
Et puis l’heure de cette 3e rencontre avec elle, la 1ere avec mon bébé, sonna enfin.
La leçon d’humilité
A la façon dont Louis était né, je m’étais préparée
mentalement à faire face a une naissance très rapide et j’avais même
envisagé que J n’arrive pas a temps. Je me sentais prête et assez forte
pour gérer à nouveau un événement très fort et très violent. Mais Lyla
en a décidé autrement.
Comme pour ma première grossesse, dès 6 mois, j’avais de
nombreuses contractions. Je ne souhaitais pas être examinée lors de mes
consultations mensuelles. Et c’est moi-même, lorsque j’étais inquiète,
qui procédait a un examen du col. Il se modifiait vite. Vers 7 mois,
j’ai tout de même demandé a Françoise de me donner son avis et le
verdict fut l’exacte description de ma propre observation : col effacé,
postérieur, ouvert a 2. Finalement, il était plus prudent que je me
repose un peu et Louis fut confié a sa mamy Ginette en journée durant 2
semaines afin que je récupère.
Paradoxalement, j’étais moins inquiète et plutôt en confiance. De
plus, il était évident pour moi que Lyla arriverait très en avance.
Elle était prévue pour le 9 septembre et pourtant…
Le Jeudi 14 août, j’avais rendez-vous avec mon ostéopathe afin de
mettre en place mon bassin et mon sacrum trop malmenés lors de mon
premier accouchement (la position sur le dos fait des dégâts
considérables à ces endroits). Depuis déjà 2 semaines, j’avais de
nombreux pré travail, tard le soir que seul un bain pouvait calmer.
J’avais le sentiment que le travail débutait mais qu’il était bloqué de
façon mécanique par une mauvaise position de mon bassin, ce que me
confirma l’ostéopathe. Après cette séance, je me sentais bien mieux et
dans la journée qui a suivi, Lyla n’a pas cessé de bouger très fort, de
pousser sur ses pieds et d’appuyer fort sur le col. Le Vendredi 15
août, à 5h du matin, j’ai été réveillée par une très grosse
contraction, longue et entraînante, comme une vague. J’étais heureuse,
c’était le début. Nous attendions, le soir même des amis qui devaient
passer deux jours chez nous. Cela ne me dérangeait pas de les savoir
présents lors de la naissance car ils avaient eux-mêmes fait leur
petite fille à la maison avec la même SF. Toute la journée, les
contractions allaient et venaient : toutes les demi-heures, toutes les
heures …. Je tenais J au courant par texto.
Le Samedi 16 août, pas
de changement, les contractions restaient douloureuses et fortes mais
assez espacées pour que je continue a vivre normalement : siestes,
cuisine, repas, ballades ….il fallait juste que je m’accroupisse et que
je me concentre pour accepter cette douleur. Le soir venu, je suis
sortie à une petite soirée avec des amis. Mon ballet les a beaucoup
amusés mais ils étaient tout de même un peu inquiets d’envisager une
naissance, là, au milieu du salon …A minuit je suis rentrée dormir.
Le
Dimanche 17 août, les contractions sont devenues encore plus fortes
mais toujours espacées d’au moins une demi-heure. Et puis je n’avais
pas trop le temps d’y prêter attention, nous étions invités à un repas
d’anniversaire prévu ce midi là. Encore une fois, les personnes
présentes étaient amusées, certaines compatissantes, en voyant le
travail bel et bien engagé.
En fin de journée, je commençais réellement a en avoir marre.
Après avoir couché Louis, nous avons décidé de tout mettre en œuvre
pour que Lyla se décide enfin : séance d’haptonomie, massages, huiles
essentielles et bougies, un bain très chaud et un gros câlin. A minuit,
je me suis couchée pleine d’espoir. Avant d’éteindre la lumière, j’ai
consulté mes mails une dernière fois. En même temps que je lisais un
mail de J m’apprenant qu’elle ne serait sûrement pas là cette nuit (un
autre bébé arrivait), une violente contraction me plie en deux. Il
fallait que ce soit le seul soir d’indisponibilité de ma SF, pour que
ma fille se décide enfin !!! J’ai eu un grand moment de panique. Il
était hors de question d’aller à la maternité, je n’y étais même pas
inscrite, par choix et par peur d’y mettre les pieds. Contre toute
attente, Antoine m’a fait couler un bain et m’a expliqué qu’il
comprenait mon angoisse de la maternité et que si vraiment notre SF ne
venait pas, nous saurions bien faire face tous les deux. Il se sentait
prêt. J’étais terriblement émue et reconnaissante de cette décision.
Quel courage !
Alors, pour la première fois, malgré de nombreuses fausses alertes
avant, nous avons préparé notre lit, les serviettes, l’huile de
massage…Tout est prêt, elle pouvait venir.
Je crois que c’est pour cela que j’ai vraiment fini par laisser
venir Lyla et le travail a commencé, pour de vrai. Sur le dos entre les
contractions, accroupie pendant, Antoine m’aidait a me mouvoir dans
l’eau. Malgré mes cris, Louis dormait paisiblement. Mes larmes
coulaient de rage : pourquoi cela durait-il si longtemps ? Antoine
finit par appeler J vers 1h. Elle lui expliqua qu’elle était toujours
disponible pour venir mais pas pour longtemps et que si l’autre maman
la rappelait, elle irait la voir. Encore à ce moment je n’étais pas
certaine que ce soit pour cette nuit. Depuis 3 jours, je doutais, sans
être très sure. Je ne pouvais pas la faire venir de si loin (une heure
de route) pour une fausse alerte. A 2h, Antoine la rappelle et elle
demande à me parler. Je lui explique mon incertitude mais elle m’entend
hurler lors de la contraction suivante et finalement décide de venir. A
3h, elle arrive, quitte ses chaussures, s’avance pieds nus dans la
pénombre (il n’y a que deux bougies allumées, dans la salle de bain.).
Elle écoute le cœur de Lyla pendant quelques minutes, tout va bien.
Elle m’explique que l’autre maman en est à son 3e bébé a la maison et
que le papa est prêt a faire face seul. Je me sens moins coupable de
leur voler J.
Antoine m’apporte à boire et à manger, je barbotte toujours et je
décide de retourner au lit. Antoine va se coucher et J et moi, nous
restons en tête à tête. Elle s’assoit sur une chaise a coté du lit et
je me mets sur le coté Nous parlons, de tout et de rien, nous essayons
d’éclaircir tout ce qui me retient encore et qui m’empêche de
m’abandonner totalement. Les contractions s’espacent, puis cessent
totalement. Il est 5h environ. J’en ai marre, je me lève pour manger,
je me fait un sandwich et pèle une pomme. Ca n’avance plus. Après une
longue hésitation, moi qui ne voulais pas que l’on me touche, je
demande a J de me dire si mon col s’ouvre ou pas. Elle ne pratique pas
ce geste d’ordinaire, ce n’est pas dans ces méthodes de travail.
Pourtant elle accepte : j’en suis a 5-6 cm. Cela me donne du courage,
ça avance…doucement, certes, mais ça avance.
Elle m’explique que j’ai trop peur de cette douleur, que je dois
plonger dedans et l’accepter enfin, ne plus rien retenir. J’ai aussi
l’impression que je savoure cette naissance alors que j’ai subie celle
de Louis. J’accouche deux fois, c’est donc plus long…Et puis j’avais «
décidé » que ce serait une naissance rapide et Lyla m’apprend la
patience et l’humilité. Je ne contrôle pas tout, je dois l’accepter et
lacher-prise. J écoute à nouveau Lyla, tout baigne.
Les contractions reprennent, toujours espacées d’une demi-heure. J’ai le temps de récupérer entre chaque.
Il
est 6h, je me refais couler un bain et je vais voir Antoine pour lui
demander de venir. Nous restons tous les deux, J s’éclipse. Et le
ballet aquatique recommence, nous sommes très synchrones. Puis ça
devient plus fort, je vois le jour se lever sur cette quatrième journée
de travail et le désespoir me gagne.
Nous sommes le Lundi 18 août et j’en ai marre, JE VEUX QU’ELLE
SORTE !!!!Antoine va chercher J, elle s’installe par terre à coté
d’Antoine et souri doucement. Je lui dis que je n’en peux plus, que je
veux qu’elle me perce la poche des eaux. Elle m’explique qu’elle ne
fera rien : c’est à moi de mettre au monde ma fille, si je peux
l’atteindre, je peux la percer moi-même…sinon, je dois être patiente et
accepter.
Et là, je repense a cette fameuse phase de désespérance et je me
marre. Je suis en plein dedans et ça veut dire que Lyla sera vite là.
C’est la dernière ligne droite. Je sors du bain et je demande à Antoine
d’appeler Bernadette. Elle ne répond pas. Je suis triste, j’ai besoin
d’elle.
Me voici dans ma chambre, sur mon lit, tantôt sur le
coté, tantôt a quatre pattes, le torse appuyé sur mon ballon rose.
Antoine est parti s’occuper de Louis qui boit son biberon et joue
calmement dans le salon. J me tiens la main, soutiens ma jambe, me
caresse les cheveux…Je lui dis mon bonheur d’être là, chez moi,
d’entendre mon fils jouer juste a coté.
Et je pousse. Tout doucement, puis comme une forcenée. Mes cris
assez brefs et stridents se fonts plus longs. Je suis plus souvent sur
le coté. Je décide de rester à quatre pattes mais ça fait trop mal, ça
pousse. Je voudrais me recoucher. J me dit que c’est à moi de décider,
mais que si ça fait aussi mal c’est parce que c’est une position
efficace. Il est temps que plonge enfin dans cette vague de douleur ….
Bernadette appelle, elle vient d’avoir le message, c’est la seule
fois qu’elle oublie son téléphone, elle est déçue de ne pas être là.
J’exige sa présence, « sinon je ne la fait pas ! ». Elle se met en
route, elle habite à 45 minutes d’ici. Je ne saurais pas vraiment dire
pourquoi sa présence était indispensable à ce point. Peut-être parce
que je n’avais tout simplement pas imaginé qu’elle ne soit pas là.
Mes contractions qui étaient très espacées se rapprochent enfin,
il est 9h. Je vais mourir, je rugis de rage, je pousse. On dirait un
animal en furie. Elle va sortir, il faut qu’elle sorte. Mais j’ai trop
mal, je ne vais jamais y arriver et Bernadette n’est pas là. Je ne peux
pas sans elle. Mais Antoine est a coté. Je suis rassurée de le savoir
là, avec Louis, tout proche. J me masse le dos en descendant en même
temps que je pousse. J’ai une subite envie de vomir, c’est Lyla qui se
place et qui descend, c’est très bon signe. Je grogne, je râle, je
feule, c’est un festival que cris félins. Je suis en dedans de moi,
tout, autour de moi, s’est écroulé et je ne suis qu’une boule de
douleur et de cris. La seule chose que je perçois encore, ce sont les
doigts de J qui courent le long de mon dos, attirant vers le bas, comme
un aimant, le corps le Lyla.
J me dit que les « sentinelles » arrivent, elles annoncent
l’arrivée du bébé …elle fait référence à ce qui restait dans mon
intestin …Quelle poétesse tout de même ! La poche des eaux bombe à la
sortie, mon bassin s’écarte et SPLACH !! Je sens le liquide amniotique
couler le long de mes cuisses et je patauge dedans avant qu’il ne soit
épongé par l’épaisseur des couettes posées sous moi.
La tête de Lyla pointe, elle est pleine de cheveux, même à quatre
pattes, je vois tout dans le miroir situé dans mon dos. Je réalise que
ma fille sort de moi et je suis pétrifiée. J appelle Antoine mais
Bernadette est à la porte et il lui ouvre. Elle est là, enfin, Lyla
peut naître.
Je pousse une seule fois et j’ai l’impression de me déchirer en
deux. Quelle douleur !! Lyla glisse comme une petite savonnette et
tombe entre mes jambes. Elle est si petite, je n’ose pas la toucher. Je
suis sonnée et je ne réalise pas. Après 3 jours d’attente, est-ce que
je ne rêve pas ? Antoine entre avec Louis. Ils étaient devant la porte
lorsqu’elle est née.
J m’encourage à la prendre, elle pleure vite et fort. Elle nous
raconte son histoire, son parcours et sa si longue naissance, mais si
douce.
Je la prends tout contre moi, on nous couvre et je me mets sur le
coté. Ma toute petite fille, toute minuscule…Elle est parfaite !
Le sourire je t'aime
Chez nous, les témoignages d'amour fusent depuis notre premier je t'aime jusqu'à ce matin encore, après 7 ans 1/2. Chez nous on se dit je t'aime 50 fois par jour et on rit au nez de ceux qui disent que cela fait perdre l'intensité et la raison d'être de ce petit mot. Chez nous, on aime se rappeler combien on s'aime et combien on est heureux ensemble.
Lorsque ce petit bonhomme est arrivé dans notre vie, notre amour a pris une taille en plus juste pour lui. Chaque jour que nous passons avec lui, nous lui dédions la moitié de nos 50 je t'aime, nous le tendressons, le bisoutons, le câlinons, le jet'aimons.
Autant dans ses premiers mois de vie, Arthur semblait n'en avoir que faire de cette tendresse exaspérée, nous rejetant parfois parce que son jouet l'attirait plus que nous.
Mais depuis peu... depuis peu, Arthur aime les câlins que nous lui donnons, attends patiemment le matin dans les bras de son père qu'il reçoive sa première douceur de la journée de maman.
Chaque jour, à chaque effusion de tendresse, je lui chuchotte à l'oreille je t'aime, afin d'ancrer dans son coeur tout l'amour que nous lui portons. Mais Arthur ne répond pas, Arthur ne peut pas encore répondre à ce mot par des mots...
Alors... lorsque nous lui glissons dans l'oreille ce tendre mot doux, il nous dédie son plus beau sourire. Je l'ai appelé le sourire je t'aime.
27 octobre 2008
J'avais décidé mais...
J'avais décidé d'écrire un article empli d'amour pour mon fils ce soir. Mais je viens d'apprendre une nouvelle qui m'a bouleversée. Aujourd'hui un petit ange est parti trop tôt après un combat acharné. Mon coeur de mère est meurtri par cette nouvelle, et je ne peux empêcher mes sanglots de s'arrêter. Je suis de tout coeur avec les parents, personnes courageuses qui ont accompagnés leur ange pendant tout son combat et qui ne méritaient pas ça.
26 octobre 2008
Juste pour lui rappeler...
... combien je l'aime !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
25 octobre 2008
Petit conte africain à méditer...
Un enfant demande à son père :
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande a son fils de le suivre ; ils sortent de la
maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.
Et les gens du village de dire :
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.
Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté.
Les gens du village dirent alors :
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.
Les villageois commentèrent en disant :
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux.
Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Arrivés à la maison, le père dit à son fils :
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
Fais ce qui te plait et tu seras heureux.
23 octobre 2008
France - Belgique, où comment réussir à se faire comprendre :)

(cliquez sur l'image pour découvrir l'auteur de ce dessin :D)
Deux pays tellement conjoints par notre histoire commune et une des plus belles langues du monde, la langue française... Oui mais parfois il faut se creuser la cervelle pour se faire comprendre ! Je veux, bien entendu, parler de nos fameux belgicismes... Petit dictionnaire français-belge, à l'usage de mes visiteur(euses) français(es)...
Bon, je me jette pas des fleurs, je me suis basée sur un dictionnaire quand même (je vous mettrai le lien plus bas) mais j'ai rajouté quelques trucs moi-même quand même :)
- A-fond, afonner : boire un verre cul-sec. Chez nous, c'est la façon de dire souvent pendant les baptêmes d'étudiants (ou bizutage chez vous)
- Le filet américain : chez vous c'est le fameux steak tartare. Me demandez pas pourquoi "américain" et je vous demanderai pas pourquoi "tartare" ;-)
- L'école secondaire ou les humanités ou le rénové: Chez vous, le collège et le lycée. Bon déjà chez nous, l'école primaire, c'est 6 ans et pas 5. Puis tout le reste avant l'université, c'est le secondaire ou les humanités. On se prend moins la tête que chez vous : chez nous c'est 1,2,3,4,5,6 en primaire et 1,2,3,4,5,6 ans en secondaire. Et pour l'unif, c'est pareil, on a pas vos trucs "bac+x", BTS, etc. C'est juste le nom du truc qu'on fait, genre psycho-archi-marketing, etc.
- Une babelute : une sucette à base de miel
- Une babeille : quelqu'un de bavard (c'est un peu flamand comme mot) comme moi (si j'avais reçu 1euro à chaque fois qu'on m'a dit ça...)
- Un blocus : le moment où on révise pour les examens.
- Un boudoir : non ce n'est pas un petit salon, mais un biscuit au sucre terriblement bon !
- Un bourgmestre : votre maire
- Cailler : faire froid (ça caille !)
- Un caroussel : un manège (ça me semble tellement normal, on dit pas ça chez vous??)
- Un chicon : votre endive :)
- Une chique : un chewing-gum
- Une clenche : une poignée de porte
- Un cougnou, une cougnolle : une brioche sucrée en forme de bonhomme
- Une crolle : une boucle de cheveux
- Un cuistax : un véhicule à pédale, souvent utilisé à la mer
- Quand chez nous, on déjeune, vous, vous petit-déjeunez. Quand on dine, vous déjeunez et quand on soupe, vous dinez...
- La drache - dracher : quand il pleut d'un coup, vos nordistes l'utilisent aussi (mais oui, chez les chtis =P)
- La dringuelle (souvent prononcé à Bruxelles : la dringueyyyy) : petit pourboire, mais souvent c'est l'argent qu'on donne aux enfants. Plus vieux, on dit aussi le dimanche (tiens voilà "ton dimanche").
- La ducasse : aaah chez nous quand on fait la fête, on fait ducasse ! Mais c'est souvent pendant la fête traditionnelle d'une ville.
- Un essui : chez nous, ca sert à s'essuyer quand on sort du bain. L'essuie-main, c'est en cuisine pour se sécher les mains.
- Une floche : alors c'est ce truc pendouillant heuuuuu, c'est tellement habituel, qu'il faut se creuser les méninges pour expliquer... Vous voyez ce truc qui pendouille dans un manège tournant et que les enfants doivent attraper pour gagner un truc en plus? C'est une floche. Vous voyez les petits fils au bout d'un rideau, d'un tapis, ce sont des floches... Vous voyez là??
- Floutch : petit mot de ma famille, je ne sais pas si c'est connu. C'est quand quelque chose est trop coupé à l'eau. Du genre quand vous faites votre café et que vous avez mis trop d'eau, c'est floutch. L'équivalent pourrait être "dilué". Mon homme essaie d'utiliser ce mot depuis 7 ans qu'on est ensemble, mais c'est tellement évident pour moi que j'ai du mal à l'expliquer, du coup il le dit jamais pour la bonne chose !
- Fricadelle - fricandelle : voir les chtis :D C'est vrai que c'est trop bon mais vaut mieux pas savoir ce qu'il y a dedans !
- La frigolite : c'est votre polystyrène
- Une gardienne : l'ancien terme (mais très récurant) pour une assistante maternelle chez vous. Le nouveau terme est "accueillante".
- Etre goulafre : etre goinfre
- Une guindaille : une beuverie, une fête dont un des buts est d'être bien saoul :)
- Une jatte de café (prononcé d'jatte) : une tasse de café
- Jouette : un enfant, un animal qui joue beaucoup
- Une lavette : c'est morceau de tissu qui sert à nettoyer la table, le plan de travail
- La lichette : c'est le truc sur le col de votre manteau qui sert à le suspendre à un porte-manteau
- Faire malette : c'est manger au travail à midi ce qu'on a préparé le matin et mis en boite.
- Le minimex: votre RMI
- Une mitraillette : pain avec une viande au choix et des frites dedans et dehors. C'est immensément gras mais immensément boooon !!!
- Morfler : c'est avoir eu mal. C'est recevoir un coup dur (j'ai morflé)
- Un nic-nac : un petit biscuit en forme de lettre
- Nonante : oui chez nous encore une fois on se prend pas la tête ! soixante-dix = septante et quatre-vingt-dix = nonante (je plains vos petits loulous quand ils apprennent à écrire les chiffes en toute lettre !)
- Moineau-sans-tête = vos paupiettes (me demandez pas d'où ça sort, je veux pas savoir !!!)
- Une panade : un repas de bébé, fait de biscuit écrasé et de fruits
- Une panne : oui, si un jour, vous séjournez dans un hôpital belge et que vous ne savez pas vous lever du lit, on vous proposera la "panne". C'est ce truc qu'on glisse en-dessous de vous pour faire pipi :)
- Un pecket : une eau de vie parfumée au genièvre. Super répandu chez nous, surtout à Liège, avec plein de goûts différents, et c'est super bon ! A essayer d'urgence si vous venez chez nous !
- Un piétonnier : c'est une zone pour les piétons, donc sans voiture. Dans le centre de ma ville, c'est l'endroit où sont regroupés les magasins.
- Une pinte : une bière et dieu sait combien elles sont bonnes chez nous (bien que je n'aime pas la bière). Tiens tant que j'y pense... chez vous, si vous demandez expressément "un verre d'eau", on vous servira un verre d'eau du robinet sans payer. Pour payer, faut demander la marque (je sais pas si c'est partout comme ça chez vous, en tout cas à Lille et à Paris, je me suis fais avoir). Ici, y a pas de ça ! Vous demandez un verre d'eau, vous recevez la marque présente dans ce café, et vous payez.
- Un pistolet : c'est pas l'arme mais un petit pain rond
- Une faluche : c'est un grand pain rond et plat.
- "Tire ton plan" : Débrouille-toi
- Un 4h (prononcez un "quatr-heure) : un goûter qu'on mange généralement vers 16h.
- Raccuser : quand on moucharde. Celui qui fait ça, c'est une racusette.
- La raclette : c'est ce truc qui sert à tirer (à racler) l'eau qu'on a mis au sol, à le sécher, après avoir nettoyé.
- Une sacoche : un sac à main
- Parfois on emploie "savoir" à la place de "pouvoir" : dans cet exemple : "Je sais pas étudier avec tout ce bruit". Ou alors on dit souvent "je sais pas le faire" alors qu'on devrait utiliser pouvoir. Et aussi dans une conversation, on dit souvent le mot "faire" : "et là, il fait : "blablabla" " plutot que le mot "dire" .
- S'il vous plait : pour dire "pardon" et quand on donne poliment quelque chose à quelqu'un, plutôt que de dire "voici" .
- Des slaches : des tongs
- Un Spéculoos : c'est un biscuit à base de sucre de canne qu'on a souvent pendant la noël ou la st-nicolas.
- Taiseux : quelqu'un qui se tait beaucoup, qui est en retrait.
- "A tantôt", tantôt : "A tout à l'heure, à plus tard" et pour le 2e, c'est quand on parle d'un évenement qui s'est passé dans la journée, ou quand on dit à quelqu'un qu'on se voit tantôt, c'est dans le courant de la journée. J'ai cru comprendre que chez vous, c'est plutôt un terme qui veut dire bien plus tard...
- Un tapis plain : c'est votre moquette
- Une tirette ou une braguette : c'est la fermeture à glissière
- Toquer à la porte : c'est frapper à une porte pour y entrer
- Notre torchon : c'est votre serpillère
- De l'essuie-tout, du papier essuie-tout : chez beaucoup d'entre vous, c'est du "sopalin", c'est ce truc en papier en feuille pré-découpées qu'on utilise pour essuyer vite fait quelque chose.
- Un Tupperware : Min ouais? (expression typiquement belge pour dire "c'est pas vrai??" ) Vous dites pas ça vous? C'est ces petites boites en plastique dans lesquelles on met de la nourriture à conserver.
- Une tute, une tutute, une totote : la tétine ou sucette de bébé. Chez nous la tétine, c'est celle du biberon.
- Une vidange : c'est la bouteille de bière (par exemple) qu'on peut ramener au magasin. On dit peur-être une consigne chez vous? Chez nous on dit aussi que ces bouteilles-là sont "consignées".
Voilà, une même langue mais tellement de différence... Maintenant, vous arrêterez de me lire avec de gros yeux ronds :D
Quelques dictionnaires français-belges :
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Un peu de scrapbooking virtuel
Bon sans rire, je savais pas que ça s'appelait comme ça avant de le lire chez ma maman préférée et qui déteste ça lol. C'est bête parce que j'ai lu ça hier chez toi, du coup, je suis allée fouiller sur le net, et j'ai choppé un petit kit bien sympa. Bon soyons honnête je débute timidement dans le monde de photofiltre et de photoshop, mais ça me plait beaucoup alors je vais m'y plonger un peu plus ! J'ai jamais été très manuelle, et quand le scrap booking a fait son entrée, j'ai zappé complètement. Mais comme j'aime l'ordinateur, j'aime le scrap virtuel !
Voilà loulou avec le kit que j'ai pris, mais bon, y plein d'autres trucs dedans, là c'est plus un essai...
22 octobre 2008
Le combat de Nathan
Nathan est un petit garçon adorable et plein de vie, touché par une maladie orpheline. Son cas est apparemment unique, il s'agit d'une trisomie 7 partielle, unique car aucune encore diagnostiquée ne touche les autres enfants comme Nathan. Il présente aussi des signes autistiques. A côté de cela, c'est un petit garçon plein de joie, de force, intelligent, mais prisonnier de sa maladie.
J'ai été profondément touchée et émue par ce combat mené par lui et ses parents, c'est une histoire forte en émotion, et le courage qu'ils ont, la détermination et la joie de vivre de Nathan est incomparable ! L'arrivée de sa petite soeur a donné beaucoup de changement dans le comportement de Nathan, cela a eu des effets on ne peut plus positifs et c'est merveilleux. Voilà pourquoi, pour illustrer cet article, je prends cette photo. La maman de Nathan a pu immortaliser un moment extrêmement difficile, quand Nathan regarde sa sœur dans les yeux. Je trouve cette photo tout simplement magnifique. Voilà un extrait de ce qu'elle en dit :
" (...) Mais maintenant ce n'est
que du bonheur, il veut aller vers elle, la touche, joue avec elle....
mais ne la regarde pas. Chloéline ne lui adresse donc aucun sourire car
elle est constamment à la recherche de son regard.
(...) Cette photo est
magnifique, c'est un moment rare, l'échange de regard entre un frère et
une soeur, un regard si rare à capter, un cadeau ce jour là que Nathan
a fait à Chloéline... et à ses parents "
Ce petit article est aussi là pour faire circuler l'information, si vous connaissez un cas identique à Nathan, n'hésitez pas à visiter ce blog.




















