11 juin 2009
Petits changements sur le blog :)
Bonjour à tous !
Je me suis un peu amusée aujourd'hui... J'ai effectué quelques modifications sur le blog... Je m'excuse d'avance si certains abonnés à la newsletter ont reçu plusieurs mails de ma part pour un nouvel article, mais je devais faire et refaire parfois, et malheureusement, canalblog déclenche une newsletter à chaque fois...
Voici les petites modifications que je me suis amusée à faire :
- Les petites étoiles ! Tutoriel pour canalblog ici
- Les smileys :D :P
- Les smileys et les mises en forme possibles sur le texte de vos commentaires. Tutoriel pour canalblog ici
- Une catégorie un peu bizarre dans les liens à droite et qui se nomme gentiment "z". Ca ne sert pas à grand chose de cliquer dessus, puisque c'est en grande partie à partir de cela que j'ai activé tout ceci... (donc c'est un peu une fausse catégorie...)
- Et prochainement, je tenterai bien le nuage de tags mais je vais voir parce que du coup, j'ai du temps à perdre à associer pleins de tags à mes anciens articles :/
Voilouuuu !
06 mai 2009
Terriblement bon
Voilà un blog qui raconte la vie d'un père au foyer, narré par la maman. C'est du tout bon, je me marre comme une folle, un vrai plaisir !!!
07 avril 2009
Le maternage - Introduction et premiers préceptes du maternage
Maternage (le) n.m. Drôle de mot qui à première vue fait frémir les gens bien-pensants qui se morfondent déjà qu'on en fera des capricieux...
Le maternage est un sujet lourd et long !!! Pour vous dire, j'y travaille depuis mon dernier article ! Je lis, je lis, j'essaie de bien comprendre, j'essaie de trouver les mots pour régurgiter cela sans vous faire fuir, et c'est pas évident... Donc pour ne pas trop vous encombrer, je vais le scinder en différentes parties. Petit à petit, je mettrai les liens ici-mêmes de chaque article, ça sera moins lourd à lire, et cela me permettra de gagner encore du temps sur cet article (mouhahahaha) !
- Introduction et premiers préceptes du maternage
- Le cododo
- L'allaitement
- L'usage de l'écharpe de portage ou tout autre méthode visant à vivre collé à son bébé =P
- L'éducation non violente
+ quelques liens intéressants sur ce concept dans les différents articles
Introduction et premiers préceptes du maternage
Après l'éducation quasi-militaire qu'ont connu nos parents, après l'éducation laxiste du "je laisse mon enfant tout faire, je ne lui dis pas non sinon il ne s'épanouira pas", une nouvelle vague voit le jour depuis quelques années... On l'appelle le maternage. J'entends déjà les vieux de la vieille me dire que je vais faire de mon enfant un capricieux, que je vais trop le couver...
Pourtant le maternage est loin de tout cela. C'est loin du choix de "dresser" ses enfants, c'est infiniment loin du choix de laisser nos enfants tout faire sans les contredire. Le maternage, c'est juste faire le choix d'être une mère instinctive, c'est faire le choix d'envoyer balader tous ces conseils à la noix, tous ces principes qu'on reçoit. La maternage, c'est s'écouter et écouter son bébé. Ce n'est plus le choix d'éduquer ("dresser") mais d'accompagner son bébé. Ce sont tous des concepts qui révolutionnent quelques peu les principes sur lesquels le monde "civilisé" se base.
Le maternage commence bien souvent pendant la conception psychologique et la grossesse, mais parfois arrive plus tard, avec la naissance du bébé, comme je l'ai connu. Cela arrive souvent lors d'une première grossesse. Avant de commencer à m'étaler sur le maternage, je voulais vous faire partager mon expérience, comment j'en suis arrivée à choisir tout cela...
Jeune future maman, j'étais terriblement angoissée, j'avais l'impression que jamais je n'y arriverai, je lisais plein de livres pour "apprendre" à devenir une bonne mère. J'étais obnubilée par ce choix : tout faire pour être une bonne mère. C'est grâce à cela que j'ai décidé d'approcher le maternage en fait. Attention, je ne dis pas que quiconque n'applique pas le maternage est une mauvaise mère, un mauvais père. Je dis juste que pour ma part, ma recherche d'être une bonne mère, m'a amenée à pratiquer cela. D'autres sont d'excellents parents dans d'autres situations ou choix de vie, je ne suis pas là pour critiquer ;-) . Bref, je glanais mille et un conseils, j'écoutais sagement et attentivement tout ce qu'on me disait de faire. J'ai commencé à appliquer cela dès la naissance d'Arthur. Les conditions étaient optimales pour devenir quelque peu dépendante des conseils puisque j'ai eu une naissance très médicalisée (ô combien justifiée) et un séjour d'un mois avec la néo-nat. J'étais donc mue par les choix et les conseils des infirmières, ceux de mon entourage, et je prenais, je prenais tout. Puis j'ai enfin pris mon rôle de mère à temps plein avec le retour d'Arthur à la maison, et là ce fut terrible. Arthur me réclamait sans cesse, et moi je le laissais pleurer, je lui faisais "faire ses poumons", j'évitais "d'en faire un capricieux en le prenant trop vite à bras". Mais quelque chose a cloché. Ce quelque chose je le définirai par mon "coeur de mère". J'ai un coeur de mère très instinctif que j'ai camouflé par tous ces conseils (à la noix). Mais il a été plus fort, et à chaque pleur de mon fils, il me gueulait dessus. Je l'entendais me dire: "Non ! ce n'est pas comme ça que tu y arriveras !" . "Ecoute ton fils, il a besoin de toi". Un peu perdue, j'ai trouvé le courage de m'écouter et de changer d'attitude quand deux personnes ont (enfin) abondé dans mon sens. Le premier fut mon pédiatre. Quand je lui parlé qu'Arthur pleurait tout le temps qu'il ne passait pas dans mes bras, il m'a dit: "Un bébé ne fait pas de caprice. Un bébé n'a que des besoins et des angoisses. Il sort d'un univers chaud, doux, sans contrainte ni désagrément, bercé par votre voix, vos battements de coeur. En sortant de tout cela, il découvre le froid, le chaud, le mouillé, la faim, la solitude, le bruit. Tout un panel de choses qui l'angoissent. LA seule chose dont il a le plus besoin, c'est vous. Et tanpis si le reste traine, le plus important c'est de répondre vite à ses besoins, à ses pleurs, afin de le rendre plus confiant, donc plus épanoui". Enfin quelqu'un qui mettait des mots sur ce que mon coeur gueulait. La 2e personne est une amie, mère géniale de trois petits amours qui m'a aidée à comprendre tout cela, qui m'a prêté ma première écharpe de portage qui a permis à Arthur et moi de nous réconcilier et d'enfin nous comprendre. Je les en remercie infiniment.
Le maternage avant la naissance :
Avant la naissance, les premiers concepts qui définiront le maternage sont souvent la recherche d'un accompagnement de la grossesse autre que médical, comme la sophrologie. C'est aussi faire le choix d'un accouchement plus doux, plus physiologique que médicalisé. C'est se dire que ce petit bonhomme/petite puce n'a pas besoin de tant d'intrusion, de tant de médicalisation, mais d'une arrivée tout en douceur, dans le respect du processus naturel de naissance.
Un principe de base du maternage :
Un bébé n'est pas capricieux. Avant même de définir comment vous éduquerez votre enfant, ce principe se doit d'être connu de tous. Non, vous n'en ferez pas un capricieux parce que vous l'avez souvent contre vous. Non, le fait de ne pas pouvoir résister à ses pleurs, d'avoir envie tout de suite de le prendre dans vos bras, ne fait pas de vous une mère laxiste, qui lui passera tout une fois plus grand. Vous êtes simplement mue par votre instinct maternel. Parce qu'il existe ce fameux instinct maternel ! Si on le regarde d'un point de vue plus scientifique, il se traduit par une sacrée combinaison magique d'hormones, par un lien physique indéniable entre vous et ce petit être que votre corps a fabriqué. Votre corps, votre tête, vous êtes programmée pour prendre soin, protéger, répondre aux besoins de votre bébé. Or à la naissance et jusque plusieurs mois, votre bébé est totalement dépendant de vous. Il dépend de vous physiquement (faim, couches sales) mais il dépend également de vous psychologiquement. Pendant neuf mois vous avez cohabité ensemble, vous n'avez fait qu'un. Pour ce petit être, même après la naissance, vous restez une partie de lui, vous êtes là pour lui, pour le rassurer, l'accompagner dans ce nouveau monde. Comprendre cela permet de mieux comprendre son bébé, d'accepter ses pleurs, d'accepter de répondre à ses besoins au plus vite. Et toutes les mères qui appliquent ces principes, pourront vous démontrer le bien-fondé. Je n'en ai pas encore rencontré qui ait un bébé "capricieux". Par contre, je vois des bébés confiants, ouverts au monde sans angoisser.
Les préceptes généraux du maternage : cododo, portage de l'enfant, allaitement, éducation non-violente
1) Choisir d'être disponible envers son bébé
Apprendre à écouter son bébé, accepter ses pleurs comme une expression à part entière, répondre vite à ses besoins et surtout s'écouter et se faire confiance. Si vous ressentez le besoin d'être auprès de votre bébé, de le prendre contre vous dès les premiers pleurs, ne culpabilisez pas, vous n'en ferez pas un capricieux. Au contraire, en faisant cela, vous lui retirez ses angoisses, vous lui apprenez que quand il a un problème, il y a une solution, vous lui montrez que vous êtes là pour lui, que vous l'aimez. Le principe est simple : plus vous le laissez pleurer et plus il pleurera. Puis un jour, il arrêtera tout simplement puisqu'il ne recevra plus de réponses. Il perdra confiance en vous. Mais si vous répondez à ses pleurs rapidement, il saura qu'au moindre problème, il sera soutenu, aidé, accompagné. Ses pleurs se moduleront, seront moins intenses, vous les comprendrez facilement, instinctivement. Le bébé mis en confiance ainsi, sera plus serein, plus confiant envers le monde qui l'entoure.
Je vous file un lien vraiment intéressant sur les 7 choses que les parents doivent savoir sur les pleurs d'un bébé, ponctué d'une étude sur les pleurs d'un bébé avec réponse immédiate ou pas. C'est traduit en français, mais vous avez le lien de l'étude en anglais.
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/doc/sears_pleurs.htm
La suite très prochainement !!!
Le maternage - Cododo
Le cododo est une pratique, qui ici est encore fort décriée. Elle est, comme le maternage en général, montré du doigt car créatrice de "mauvaises habitudes" soi-disant. Pourtant... Si on s'ouvre sur le monde qui nous entoure, on se rend compte que le cododo est une pratique couramment utilisée dans beaucoup de sociétés. Au Japon par exemple, ils sont 64 % à partager le lit, en Afrique ils sont 94 % à le faire, pourtant ces sociétés ne développent pas plus d'enfants gâtés ou ayant de mauvaises habitudes ! En fait partager le lit avec son enfant est une pratique courante si on regarde le monde entier, il n'y a que dans nos sociétés dites "civilisées" que l'on estime que cela ne serait pas bon pour l'enfant et pour le couple. Mais cela est faux. Comme toujours, le plus important est de faire ce que l'on ressent le mieux. Certains couples ne peuvent supporter de partager le lit, et un cododo serait contraignant à leurs yeux, il ne faut donc pas y accéder si on n'est pas prêt à ça. Mais si cela vous tente beaucoup, il faut faire abstraction de ce qu'on pourrait vous dire. Un enfant cododoté ne sera pas un enfant empli de mauvaises habitudes, bien souvent, l'enfant prend lui-même son autonomie tout seul, une fois qu'il se sent prêt à dormir seul.
Les avantages du cododo :
Incontestablement l'allaitement est facilité. La mère a son bébé tout près d'elle, lorsque celui-ci réclame à manger, vous le prenez contre vous, lui donnez le sein, et bien souvent ni l'un ni l'autre ne se réveille complètement, cela vous facilite donc le sommeil, évite les aller-venues qui favorisent le réveil. Cela stimule beaucoup plus la lactation qui se mettra en place plus rapidement.- Bébé est rassuré, il ne fait pas l'expérience de se réveiller seul dans son lit, dans le noir, lorsqu'il s'éveille, la chaleur et la peau de sa mère sont proches, il est tranquillisé. Cela ajoute à son capital confiance et donc favorise son développement affectif.
- Cela évite souvent les apnées du sommeil. En effet un bébé cododoté dort couramment sur le dos ou le côté près de sa mère. Maman rejette du CO2 en respirant, cela augmente alors les mouvents respiratoires du petit, son organisme réagit à cette "invasion" de CO2, en le faisant respirer. C'est aussi sur cette base que l'on préconise le dodo sur le dos par rapport à la mort subite, un bébé sur le dos respirera une partie du CO2 qu'il vient de rejetter, son organisme réagira pour mieux le faire respirer.
- Lorsque l'on cododote, on reste en phase de sommeil léger, bébé comme maman. Pour bébé, cela évite les phases de sommeil profond trop prolongées, alors que son mécanisme de réveil n'est pas encore bien fait. Pour maman, cela crée en elle tout un mécanisme de protection naturel qui se met en place. En gros, maman dort mais pas complètement, inconsciemment elle aura toutes sortes de petits gestes pour s'assurer que bébé va bien (caresses, toucher) sans même s'en rendre compte. Très vite, bébé et maman vont se coordonner pour les phases de sommeil et s'éveiller ensemble tout naturellement.
Les différentes façons de cododoter :
Bébé dort dans le lit des parents :
Bébé dort dans un "demi-berceau" approprié qui s'installe contre le lit des parents :
Bébé dort dans son lit à lui, tout près du lit de papa et maman, oui ça peut être une forme de cododo ;-)
Les recommandations importantes pour pratiquer le cododo en toute sécurité :
- Ne pas consommer d'alcool ni fumer, en dormant, on rejette des vapeurs d'alcool ou de tabac, extrêmement nocifs pour bébé.
- Ne pas consommer de somnifères ou de médicaments qui favorisent la somnolence. Votre sommeil est radicalement différent dans ces cas-là et vous perdez les réflexes spontanés de protection que vous acquérez en sommeil léger de cododo. Sous somnifère, vous pouvez dormir tellement profondément que vous pouvez risquer de l'étouffer.
- Utiliser un matelas ferme, pas de lit d'eau ou de matelas pneumatique. Pas de couette, mais plutôt une couverture légère. Ou alors mettez bébé en gigoteuse au dessus des couvertures. Si la pièce est trop froide, veillez alors à ce que la tête soit bien dégagée pour ne pas risquer que bébé s'étouffe sous la couette. Pas d'oreiller non plus.
- Selon la façon dont vous placez l'enfant, veillez à ce que le lit soit bien positionné. En gros si vous cododotez dans votre coin et papa de l'autre côté, veillez à ce que le lit soit positionné tout contre le mur pour éviter une chute, le mieux étant à ce moment-là un lit futon par exemple, posé à même le sol.
- Pas de cododo dans un canapé, un fauteuil, la consistance n'est pas ferme, il y a plus de risques que l'enfant étouffe.
- Si papa a des phases de sommeil très agitées, préférez le cododo avec vous, bébé du côté du bord du lit (contre le mur !!). Si vous aussi, avez des problèmes de sommeil trop agités, ou des troubles du sommeil, préférez alors le "demi-lit" accroché au lit conjugal.
Et le couple dans tout cela ?
Les détracteurs du cododo vous mettront cela sur le tapis, forcément. Quand on cododote, les galipettes n'ont plus trop leur place dans le lit. Qu'à cela ne tienne, alors que souvent la sexualité a quelques difficultés à se remettre en place, le fait de sortir de la monotonie du lit, permet de réactiver le désir. On ne fait plus l'amour dans le lit conjugal mais on explore d'autres pièces, d'autres possibilités ;-) . En tout cas, les témoignages se recoupent souvent, cododoter ne tue pas la sexualité du couple !
Quelques liens sympas :
CLIC
CLIC
CLIC
Etudes sur la MSN et le cododo
Petit débat sur forum sur le cododo
Un papa raconte le cododo
Le maternage - L'allaitement
L'allaitement est à part entière. Il peut se mouler dans les concepts du maternage, comme il peut être pratiqué sans aucune envie de maternage. Mais bien souvent, lorsqu'on décide d'allaiter, on met déjà un pied dans les préceptes du maternage.
L'allaitement est, après la grossesse, la meilleure preuve que nous sommes faites pour concevoir, "fabriquer" un petit être. Durant toute la grossesse, notre corps se prépare tout doucement à ce qui suivra tout naturellement l'accouchement, à savoir nourrir notre enfant. Cet acte est un des plus naturels au monde et est ce qui fait fondamentalement de nous des mammifères.
L'allaitement a connu des hauts et des bas, beaucoup de bas il n'y a pas si longtemps de cela, et reprend la courbe vers le haut maintenant. L'OMS elle-même préconise l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois. Le lait infantile permet de pallier à l'allaitement mais indéniablement, il ne peut remplacer tout ce que le lait maternel produit. Il faut le savoir lorsque l'on choisit de ne pas allaiter. Il ne faut pas culpabiliser les mères non-allaitantes, mais elles doivent choisir en connaissance de cause.
Avant toute chose, ayez à l'esprit que la première chose bénéfique à votre allaitement est votre confiance en vous. Vous êtes capables d'allaiter (sauf contre-indications médicales, très rares), votre corps est fait pour allaiter. Si vous faillez à votre confiance en vous, forcément votre corps réagira en fonction. Si vous vous persuadez que vous n'avez plus assez de lait, votre corps finira par en produire moins ! Il est donc important de bien vous entourer, de bien établir vos choix et positions à votre entourage afin de ne pas recevoir de mauvais conseils ou de réflexions négatives sur votre allaitement. Même certains professionnels de la santé se disent pour l'allaitement mais à la moindre faille, vous proposeront un complément...
Les bien-faits de l'allaitement :
- Le lait maternel est adapté à votre bébé et à ses besoins. Il changera tout au long de l'allaitement pour toujours s'adapter aux poussées de croissance, aux besoins nutritionnels, etc. Il change même lors d'une seule tétée ! Clair et sucré en début, épais et riche en graisse à la fin.
- Les anticorps : en allaitant votre bébé, vous lui passez tous vos anticorps, vous le protégez d'autant plus ainsi. Rien que le colostrum (premier lait après accouchement, très épais, jaune, en toute petite quantité) regorge d'anticorps et autre. Souvent aux mamans non-allaitantes, je leur propose d'arrêter après le colostrum, afin de donner quand même un excellent départ dans la vie du petit amour.
- Le lait maternel ne favorise pas l'excès de poids. Bébé régule lui-même ses tétées, donc ne prend que ce qu'il a besoin.
- La facilité est aussi un bien-fait ! Toujours là, à portée de main (ou de téton), toujours à la bonne température. Pas de préparation, de chauffe-bibi, pas de déplacement pendant la nuit (souvent allaitement et cododo font la paire, ou bébé est dans son lit proche de maman). Et surtout, c'est gratuit ! Je prends mon exemple actuel. Une boîte de lait me coûte 17 € . On en achète une par semaine. 17 € X 52 semaines = 884 € d'épargne !
- Le lien : indéniablement un lien physique continue avec l'allaitement. Ce lien, bien sûr existe aussi avec les bébés biberonnés, mais toutes les mères allaitantes pourront témoigner de ce lien affectif, physique entre elles et bébé. Allaiter provoque aussi la libération d'endorphines, hormones du plaisir. Une mère qui allaite ressentira vite des effets de bien-être intérieur. Le climat hormonal autour de l'allaitement protège souvent des dépressions post-partums.
Les problèmes autour de l'allaitement et bien sûr leurs solutions :
- L'engorgement : L’engorgement est la congestion des vaisseaux mammaires entraînant un œdème du sein. En gros votre sein est gonflé et très sensible. Cela arrive au 3e jour à peu près après la naissance pour signifier la montée de lait, et cela peut survenir couramment lorsque l'on saute une tétée, ou lorsqu'on a trop de lait. La façon la plus simple de calmer un engorgement est de masser son sein pour faire extraire un peu de lait. Un jet de douche bien chaud peut également soulager le sein. Le meilleur est d'adapter l'allaitement à la demande et d'éviter de sauter les tétées de nuit (sauf si bébé dort toute la nuit) !
- La lymphangite/ la mastite : il s'agit d'un canal obstrué ou d'une infection du sein. Cela s'accompagne d'une montée de fièvre, de maux de tête, parfois de nausées. Contrairement aux idées reçues, il ne faut pas arrêter d'allaiter, votre lait ne sera pas mauvais pour autant ! Continuez plutôt à proposer ce sein mais pour éviter la douleur, proposez d'abord le sein non infecté jusqu'au réflexe d'injection, puis changez, ainsi bébé tètera moins fort et votre lait coulera déjà de lui-même.
- Les crevasses : Ce sont des petites lésions sur le mamelon, qui peuvent aller jusqu'à saigner. La première cause des crevasses est souvent une mauvaise position du bébé. Vérifiez aussi la langue du petit, parfois une petite anomalie (frein de la langue trop avancé) peut engendrer une mauvaise succion donc des crevasses. Vérifiez toujours que le bébé a bien le mamelon complet en bouche ou presque, s'il ne tète que le bout, vous risquez aussi les crevasses. En prévention des crevasses, pensez toujours après chaque tétée, à faire couler encore un peu de lait que vous appliquez sur le mamelon. Pendant une crevasse, après la tétée, vous pouvez appliquer un peu de votre lait sur un coton que vous appliquez 15 minutes et puis vous laissez sécher. Il ne faut pas que le mamelon reste sec, vous pouvez aussi employer de l'huile d'amande douce ou des crèmes adaptées.
- Le "manque de lait" : il arrive à certaines périodes que bébé réclame tout à coup beaucoup plus de tétées qu'avant. Ne vous inquiétez pas outre mesure, il passe simplement par ce qu'on appelle une phase de croissance. Elles surviennent généralement aux alentours de 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 et 6 mois (fonction aussi des bébés). Le fait de réclamer plus est bénéfique, cela permet à votre corps de savoir que bébé demande plus dans ses tétées et ainsi de modifier le lait pour correspondre à ses besoins. Souvent les mamans flanchent à ces périodes là, persuadées (bien souvent aussi par l'entourage) qu'elles n'ont plus de lait ou qu'il n'est plus nourrissant. C'est l'affaire de quelques jours et tout rentre ensuite à la normale, votre lait sera à nouveau abondant et correspondra aux besoins du bébé.
- Le réflexe d'éjection trop fort : contrairement à cité plus haut, des mamans se retrouvent avec trop de lait. L'éjection est trop forte, bébé s'étouffe, refuse le sein, a des coliques, laisse couler du lait sur le côté. Pour remédier, vous pouvez proposer le même sein pendant 2-3 tétées afin de calmer ce réflexe. Vous pouvez aussi tirer votre lait avant la tétée afin de calmer la phase d'éjection forte. Avec ce lait tiré, vous pouvez soit le conserver (10h à t° ambiante, 8 jours au réfrigérateur, 6 mois dans un congélo séparé à -18°), soit vous pouvez décider de l'offrir aux lactariums : pour les mamans françaises CLIC et pour les mamans belges CLIC CLIC.
Les positions pour allaiter :
Une image vaut bien tous les mots :)
A côté de cela, vous avez aussi la position couchée sur le dos :
Et la position assise :
Il y a aussi tout simplement VOTRE position, celle avec laquelle bébé et vous vous sentez le mieux :)
Quelques petits trucs et astuces :
- N'amenez pas votre sein au bébé, c'est le bébé que vous amenez vers votre sein.
- Soyez préventives avec vos mamelons, hydratez les bien (avec votre lait par exemple), même si vous n'avez pas de crevasse. La prévention, rien de mieux !
- Prenez toujours une position confortable, une tétée dure rarement 5 minutes, si vous êtes mal installée, vous souffrirez très vite de différents petits maux.
- Bébé doit prendre l'aréole entière dans sa bouche pour un bon allaitement.
- Une tétée se termine par bébé qui relâche le sein. Tant qu'il ne le fait pas, c'est qu'il mange encore, le lait se modifie au cours d'une tétée, si vous le retirez trop vite, il ne prendra pas tout ce qu'une tétée peut lui donner comme nutriment.
- Allaiter à la demande favorisera plus vite la mise en route. Vous pouvez essayer de respecter un horaire en espaçant les tétées de 2h, mais pendant les période de croissance, cet horaire sera bouleversé ;-) .
- Les petits trucs pour booster le lait : le malt (pensez à l'ovomaltine, riche en malt et très bon!), le fénugrec sous forme de gélules ou de tisanes, le fenouil et l'anis vert, entre autres...
L'allaitement et le travail :
Il faut savoir que travailler n'empêche pas d'allaiter.
- Vous pouvez avoir droit au congé d'allaitement. Il est important de voir auprès de votre organisme, entreprise si vous pouvez prendre ce congé. Certains emplois vous permettent de le faire, comme par exemple lorsqu'il représente un risque pour votre santé ou celle de l'enfant (produits dangereux entre autre). Sinon, il faut vous arranger avec votre employeur, vérifier dans la convention si cela est possible, mais bien souvent ce n'est pas rémunéré (congé sans solde).
- Si vous ne pouvez pas prendre un congé d'allaitement, vous pouvez vous tourner vers le congé parental. En Belgique, il peut se prendre en trois mois (fractionnable mois par mois) ou en réduction de temps de travail.
- Vous pouvez avoir droit à des "pauses d'allaitement", il s'agit d'une "pause" d'1/2 heure par 4h de travail (+ ou -) pour allaiter votre enfant ou pour tirer votre lait. Les pauses ne sont pas rémunérées mais vous avez droit à la mutuelle.
- Vous pouvez continuer à garder la tétée du matin et du soir. Le mieux, c'est d'arriver à dépasser les 4 mois d'allaitement, c'est à partir de ce moment là que votre allaitement se mettra bien en place, que vous aurez pris vos habitudes l'un et l'autre. Si vous en avez la possibilité, continuez l'allaitement jusque 5-6 mois, période où vous introduirez la diversification. Ainsi à la reprise du travail, vous conservez la tétée du matin et du soir et bébé est diversifié le reste de la journée ;-).
L'allaitement, mythes et idées reçues :
- Je ne produis pas assez de lait. Faux et archifaux ! Votre corps est conçu pour nourrir votre petit. Sauf contre-indication ou problème médical rares, vous produirez toujours assez de lait pour nourrir le petit. Pourtant vous entendrez souvent les gens dire ça, envoyez-les valser, cela ne ferait que vous faire douter et si vous commencez à douter, alors là vous pourrez effectivement vivre une baisse de lait, car votre corps réagira avec votre pensée.
- Mon lait n'est pas bon parce que trop clair/ trop jaune / trop gras / etc (biffer la mention inutile). Faux ! Votre lait se modifie constamment, donc forcément il ne peut pas être toujours blanc et liquide comme un lait artificiel ;-)
- J'ai de trop petits seins / les mamelons trop plats donc je ne pourrais pas allaiter. Faux ! Vos seins produisent le lait au moment de la stimulation, ce ne sont pas des sacs à lait ! Donc on peut avoir des petits seins et pourtant allaiter longtemps. La forme des mamelons ne changent rien, le petit prend le mamelon complet dans la bouche et par sa tétée va stimuler le mamelon pour le faire ressortir. C'était mon cas, alors je parle en connaissance de cause !
- Bébé allaité n'a pas besoin d'eau supplémentaire, le lait en est riche, et le nombre de tétée l'hydrate suffisament, même par temps chaud.
- Il faut peser son bébé entre les tétées / tirer son lait pour voir la quantité qu'il boit. Bref, doute sur le poids. Faux ! Peser votre bébé ne ferait que vous faire douter (doute = baisse de moral = baisse de lait), un bébé allaité prend du poids. Comme tout bébé est différent, tout bébé ne prend pas autant de poids qu'un autre. Le fait d'être allaité, fait que bébé ne prend que ce dont il a besoin. Un bébé au lait artificiel prendra un bon poids car sa ration n'est pas personnalisée, il reçoit donc plus facilement "en trop" qu'un bébé allaité. Un bébé avec un bon poids n'est pas forcément un bébé en bonne santé, veillez à tout le reste autour (gaité, sourires, bon teint, plein de vie ;-) ). Tirer votre lait pour vérifier la quantité ne sert à rien, tout simplement parce qu'un tire lait ne stimule pas (même s'ils sont de plus en plus performant) le sein comme le bébé. Donc celui-ci répondra conformément à la stimulation du tire-lait et pourra peut-être produire moins qu'au moment d'une tétée...
- Bébé grandit, je vais arrêter l'allaitement. Pourquoi ? Posez vous cette question, pourquoi arrêteriez-vous l'allaitement ? Parce qu'il devient trop grand? Pourtant il vient toujours près de vous pour sa tétée. La société actuel préconise l'allaitement, et pourtant on est montré du doigt dès que bébé paraît un peu "trop" grand (selon, c'est après 3 mois, 6 mois, 1 an, ça dépend qui le pense :D). Dans de nombreuses autres sociétés, bébé/petit enfant est allaité encore après la 1ère année. Le lait continue de se modifier et continuera à répondre aux besoins du petit. Donc n'arrêtez pas l'allaitement simplement parce qu'on vous fait la réflexion que le bébé est trop grand. C'est selon vous, et selon lui surtout ;-) . Certains petits prendront vite leur indépendance, vers 1 an, ils se détachent eux-mêmes du sein de leur mère, parfois ceux-ci réclameront encore après 2 ans. Gardez à l'esprit que c'est la société qui vous dicte quand arrêter, mais pas vous ni bébé ;-) .
- J'allaite donc il y a certains aliments que je dois éviter. C'est faux. Il faut juste garder une alimentation saine et équilibrée et garder à l'esprit qu'on dépense beaucoup de calories à allaiter, donc qu'il faut les compenser en mangeant bien et équilibré. Mais si vous avez des allergies ou que vous soupçonnez des risques d'allergies, vous pouvez éviter les produits à risque. Il va s'en dire que consommer de l'alcool ou fumer reste nocif pour le petit aussi en période d'allaitement. Vérifiez aussi les médicaments.
- Il n'y a pas de confusion sein/tétine. Faux ! La tétine est radicalement différente que le mamelon. L'arrivée de lait n'a presque pas besoin de stimulation, tandis que le petit doit stimuler le mamelon pour lancer la tétée elle-même. Lui donner un biberon risquerait de l'habituer à la "facilité" de l'arrivée de lait et donc risquer qu'il ne tête plus suffisamment fort pour stimuler le sein. Si vous décidez de passer à un allaitement alterné (sevrage par exemple), pensez aux biberons qu'on fait maintenant avec des tétines plus ressemblantes au téton (CLIC), ils sont mieux conçus pour éviter de "casser" l'allaitement ;-)
Allaiter dehors, en public :
- Pensez toujours à avoir un vêtement facile, ouvert par des boutons par exemple. Cela vous évitera de vous déshabiller complètement.
- Vous pouvez utiliser l'écharpe de portage qui vous permettra de porter votre bébé et de l'allaiter tout autant, beaucoup de personne ne remarquent même pas alors que vous êtes en train d'allaiter.
- Vous pouvez aussi vous couvrir d'une petite couverture douce, tant que bébé sait encore respirer :=P
- Vous pouvez aussi faire un immense sourire plein de dents aux personnes qui vous dévisagent apparemment dégoutées parce que vous nourrissez votre enfant ;-)
L'allaitement on pourrait en parler encore pendant des heures, et il y a des sujets que je n'ai pas abordés (césarienne, prématurés, etc) mais plus que des mots, voilà quelques images, qui moi me mettent la larme à l'oeil... CLIC
Quelques liens sympas :
CLIC
CLIC
Leche League France et Leche League Belgique
CLIC
Conseils pour faire foirer un allaitement (humour)
Et puis une planche de Melaka (dessinatrice), reine de l'allaitement lol







